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Université Mohammed V (2010)

Immunodéficience Sévère Combinée (SCID) dans la population équine marocaine : Identification et structure génétique des chevaux hétérozygotes Arabes et Arabe-Barbes

PIROU Mohammed

Titre : Immunodéficience Sévère Combinée (SCID) dans la population équine marocaine : Identification et structure génétique des chevaux hétérozygotes Arabes et Arabe-Barbes

Auteur : PIROU Mohammed

Université de soutenance : Université Mohammed V, Faculté des Sciences, Rabat, Maroc

Grade : Doctorat 2010

Résumé partiel
L’immunodéficience sévère combinée (SCID) est une maladie héréditaire transmise par voie autosomale récessive atteignant les chevaux Arabes et croisés Arabes. Une délétion de cinq paires de base au niveau du gène codant pour la sous unité catalytique de la DNA-PK est responsable de cette maladie. Avant l’avènement des techniques de la biologie moléculaire, le diagnostic de la maladie était basé essentiellement sur l’observation des symptômes cliniques et nécropsiques, ainsi que sur des examens hématologiques. Actuellement, il est possible de mettre en évidence la présence du gène muté par analyse de l’ADN. Cette étude comporte deux parties. Tout d’abord, nous avons estimé la prévalence de cette affection dans la population des chevaux Arabes, Arabe-Barbes et Anglo-arabes au Maroc, tout en identifiant les animaux reproducteurs hétérozygotes par l’utilisation du test ADN. L’analyse de la généalogie des animaux hétérozygotes nous a permis de déterminer l’origine de la maladie au Maroc. Dans la deuxième partie de cette étude, nous avons étudié les chevaux descendants des chevaux reproducteurs hétérozygotes afin d’estimer le pourcentage de transmission du gène muté chez la descendance. Nous avons aussi essayé de déterminer si les chevaux hétérozygotes ont un profil génétique particulier pouvant les différencier des chevaux normaux ayant les mêmes parents et aussi identifier s’il existe des allèles ou des marqueurs spécifiques aux chevaux hétérozygotes. Pour l’identification des chevaux SCID hétérozygotes, un prélèvement sanguin a été effectué sur des tubes contenant de l’EDTA chez 58 étalons et 141 juments Arabes, 77 étalons et 71 juments Arabe-Barbes et 11 étalons et 19 juments Anglo-arabes appartenant aux haras nationaux et à quelques éleveurs privés. Après extraction de l’ADN, celui-ci est amplifié par PCR avec deux amorces spécifiques marquées par le fluorophore FAM au niveau du forward primer. L’amplifiât fut séparé par électrophorèse capillaire utilisant le système ABI PRISM 310 et les résultats furent analysés par les logiciels Genescan et Genotyper. Le fragment généré par l’amplification de l’allèle normal est formé de 162 paires de bases tandis que le fragment de l’allèle muté est formé de 157 paires de bases. Après analyse de tous les échantillons, 21 chevaux hétérozygotes ont été identifiés : 14 chevaux Arabes (7 %), 6 chevaux Arabe-Barbes (4 %) et un cheval Anglo-Arabe (3.3 %). L’analyse de la généalogie a montré l’implication de trois chevaux importés dans la transmission du gène muté. Dans la deuxième partie de l’étude, 88 chevaux Arabes descendants des chevaux reproducteurs Arabes SCID hétérozygotes et 78 chevaux Arabe-Barbes descendant des chevaux reproducteurs Arabes et Arabe-Barbes SCID hétérozygotes ont fait l’objet de l’analyse moléculaire mettant en évidence la mutation génétique du gène de la DNA-PKcs. Nous avons par la suite déterminé le génotype de chaque individu pour l’étude du polymorphisme génétique entre les chevaux Arabes normaux (ArN) et SCID hétérozygotes (ArS) et les chevaux Arabe-Barbes normaux (ArbeN) et SCID hétérozygotes (ArbeS). Pour cela 17 marqueurs microsatellites utilisés en routine au sein du Laboratoire d’Analyse Génétique vétérinaire (LAGEV) pour le contrôle de filiation ont été utilisés. L’analyse de l’amplifiât fut réalisée par le système d’analyse des fragments d’ADN ABI 3130 et les résultats furent analysés par le logiciel GeneMapper. Les génotypes des différentes populations de chevaux ont par la suite subi une analyse statistique en utilisant les indices de variabilité intra et inter populations et la probabilité d’affectation de chaque cheval a été estimée par la méthode Bayesienne totale et partielle.

Présentation : Revue Marocaine des Sciences Agronomiques et Vétérinaires

Page publiée le 5 octobre 2015, mise à jour le 11 janvier 2018