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Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II (2002)

Educational Impacts of the Training and Extension Programs for Rural Women in Libyan Jamahirya

SIKTA Fawzia

Titre : Educational Impacts of the Training and Extension Programs for Rural Women in Libyan Jamahirya

Auteur : SIKTA Fawzia

Université de soutenance : Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II

Grade : Doctorat 2002

Résumé
L’objectif de la présente étude était d’évaluer l’impact des programmes d’éducation dans les centres féminins de formation en Libye. La méthodologie adoptée était celle de la comparaison statique de deux groupes l’un constitué de 50 femmes formées et l’autre de 50 femmes nonformées. Une enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 100 foyers sélectionnés dans deux zones agricoles : Zawia et Garaboulli. L’échantillon final comprend 933 personnes. L’âge moyen des chefs de foyer est de 53 ans, 43% parmi eux étant analphabètes. Seulement 16% parmi les 100 femmes sélectionnées sont mariées. Leur âge varie entre 18 et 42 ans avec une moyenne de 26 ans. Elles sont toutes alphabétisées, leur niveau d’éducation se situant dans le primaire et le secondaire. La superficie moyenne des 100 exploitations agricoles est de 13 hectares, un tiers, en moyenne, étant irrigué. Alors que la majorité des femmes contribue aux activités agricoles de leur exploitation, elles ne participent pas à la prise de décision et ne sont pas ciblées par les services de vulgarisation agricole. Les résultats indiquent qu’en moyenne, les femmes consacrent 2,6 heures par jour aux activités agricoles (2 heures à Zawia et 3,3 heures à Garaboulli). L’évaluation de statut anthropométrique de 93 femmes non-enceintes et non- allaitantes a révélé que 28% parmi elles ont un surpoids et 16% sont obèses. L’anémie ferriprive touche 39% de l’ensemble des femmes sans différence significative entre les catégories. Concernant l’impact des programmes d’éducation, les répondantes des deux catégories et des deux régions ont un comportement similaire en matière de gestion des activités domestiques. Seule une minorité de femmes (11%) exerce des activités artisanales génératrices de revenu, la proportion étant plus élevée parmi les femmes formées (18%) que parmi celles non formées (4%). Quarante-cinq pour-cent des femmes pratiquent la production à domicile de la confiture (58% parmi les formées et 32% parmi les non-formées). Concernant le test de connaissance en nutrition, l’échelle de mesure adoptée varie de 0 à 25 degrés. Les résultats ont montré que les scores des femmes varient entre 11 et 24 et la moyenne arithmétique sur l’échelle est 18 avec des différences significatives au profit de Garaboulli. De même, une échelle de 0 à 63 degrés à été utilisée pour la mesure du comportement en nutrition. La moyenne arithmétique obtenue par les femmes sur l’échelle est 46. L’indice du comportement en nutrition est légèrement plus élevé parmi les femmes formées (48) que parmi les femmes non formées (45). En ce qui concerne les tests de connaissance dans les domaines de l’agriculture et de l’environnement, l’échelle de mesure varie entre 0 et 20. Les résultats ont montré que les scores des femmes varient entre 2 et 20, et la moyenne sur l’échelle est 11, sans différence significative entre les catégories. De même, une échelle de mesure de 0 à 30 a été utilisée pour les tests du comportement dans les mêmes domaines. Les scores obtenus par les femmes varient entre 8 et 28, avec une moyenne de 18, sans différence entre les catégories de femmes ni par région ni par formation. Les recommandations qui émanent de cette étude comprennent l’augmentation des opportunités d’éducation pour les femmes, l’amélioration des programmes actuels et le développement de programmes de vulgarisation dans les domaines d’agriculture, de santé et - d’activités génératrices de revenu. Ces programmes devraient tous tenir compte des besoins des femmes et intégrer la composante de protection de l’environnement.

Présentation : Revue Marocaine des Sciences Agronomiques et Vétérinaires

Page publiée le 2 octobre 2015, mise à jour le 12 janvier 2018