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Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II (2001)

LES CONSÉQUENCES CONSANGUINES LIÉES À L’AUTOCOMPATIBILITÉ CHEZ L’AMANDIER PRUNUS DULCIS (D.A. Webb) Miller cv. ’Tuono’

OUKABLI Ahmed

Titre : LES CONSÉQUENCES CONSANGUINES LIÉES À L’AUTOCOMPATIBILITÉ CHEZ L’AMANDIER PRUNUS DULCIS (D.A. Webb) Miller cv. ’Tuono’

Auteur : OUKABLI Ahmed

Université de soutenance : Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II

Grade : Doctorat 2001

Résumé
Les conséquences consanguines liées à l’autocompatibilité chez l’amandier cultivé, Prunus dulcis (Miller) D. A. Webb ont été étudiées chez la variété autocompatible ’Tuono’ et évaluées sur le plan histologique, morphologique et physiologique. Sur le plan histologique, les tubes polliniques de l’auto- et de l’allo-pollen croissent à des vitesses similaires dans les styles de ’Tuono’ et atteignent leurs bases en 4 jours après pollinisation. Les interactions gamétophytiques n’ont pas permis de déduire l’existence, à ce niveau, de manifestation consanguine. Le processus de fécondation présente un certain retard chez les ovules autopollinisés. La cellularisation du sac embryonnaire est, en effet, non achevée chez 20% des ovules au Sème jour après auto-pollinisation. Dans ce cas, 80% des sacs embryonnaires ont des noyaux polaires non fusionnés. Pour la même période, 80% des ovules allo-pollinisés ont des noyaux polaires déjà fusionnés. Le type de pollinisation semble avoir un effet potentiel sur la viabilité des sacs embryonnaires ce qui peut suggérer que les effets endogamiques commencent donc à se manifester à partir de la fécondation. Après la fécondation, les taux moyens de nouaison enregistrés en auto-pollinisation sont de 17%. Ils restent relativement faibles par rapport à ceux obtenus, en allo-polI inisation, qui sont de 21 %. La ’viabilité’ des embryons, testée par culture in vitro dès la 11 ème semaine après pollinisation, a montré une différence significative dans le développement des embryons entre l’auto- et l’allopollinisation. Cependant, les taux de germination sont similaires pour les embryons matures. Les effets consanguins sont apparents au niveau de la graine résultat de la fécondation. Les caractéristiques pomologiques affectées en conditions d’autofécondation concernent le poids, l’épaisseur et la longueur" de l’amandon. Les taux de réduction par rapport à l’allopollinisation sont, respectivement, de 22%, 6% et 6%. Le taux de germination des graines issues de l’autofécondation est de 61% et reste significativement inférieur au pourcentage moyen de germination de celles issues de l’allo-pollinisation qui est de 81 %. Les obstacles liés à la consanguinité se manifestent de façon plus intense durant la phase germinative. Les jeunes plantules, issues de l’auto-pollinisation, ont une vigueur réduite et présentent des difficultés après la levée, et pendant les phases de croissance et de développement. Les paramètres relatifs à l’allongement de la pousse, à la croissance radiale de la tige et à l’émission des anticipés sont réduits. Les taux de réduction présentent, respectivement, 14%, 17% et 73%. Une proportion de 28 % de plants meurent et la mortalité a lieu dès la levée et touche les plants de faible vigueur. Ainsi, trois niveaux de barrières consanguines sont décelés et se sont situés durant la phase reproductive, notamment lors de la fécondation et la phase végétative particulièrement lors de la germination et la croissance des plants. Ces barrières sont des anomalies génétiques qui seraient causées par des gènes délétères ou létaux récessifs, masqués par les structures hétérozygotes. L’expression de l’autocompatibilité chez 8 sélections autofertiles, a varié d’un génotype à l’autre et les différences observées sont liées à leur origine génétique. La variation interannuelle dans les taux de nouaison obtenus traduit l’impact des effets environnementaux sur l’expression de ce caractère.

Présentation : Revue Marocaine des Sciences Agronomiques et Vétérinaires

Page publiée le 2 octobre 2015, mise à jour le 11 janvier 2018