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sur le développement des zones arides et semi-arides

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McGill University (2015)

Frailty and complexity : smallholder agriculture in semi-arid Kenya

Ainsley, Matthew

Titre : Frailty and complexity : smallholder agriculture in semi-arid Kenya

Auteur : Ainsley, Matthew

Université de soutenance : McGill University

Grade : Master of Science (MS) 2015

Résumé
L’agriculture, le pilier de l’économie du Kenya, est dominée par les petits exploitants agricoles totalisant 65 pourcent de la production agricole et 51 pourcent de la main-d’œuvre du secteur. Toutefois, 80 pourcent des terres classées arides ou semi-arides exposent des conditions agro-écologiques d’appauvrissement aux petites exploitations agricoles. Dans ces terres, 86 pourcent des femmes et des enfants des ménages souffrent d’insécurité alimentaire. Les changements climatiques augmentent fréquence et intensité des sécheresses dans la région, introduisant de niveaux d’urgence et de complexité dans ces deux crises déjà importantes. Pour y répondre, des données transversales sur les ménages des petits exploitants agricoles de trois comtés du Kenya semi-aride sont analysées avec pour objectif d’avancer la connaissance de l’agriculture des petits exploitants et d’améliorer la sécurité alimentaire dans la région. Précisément, les données des ménages agro-économiques de deux zones agro-écologiques (ZAE) : Lower Midlands 4 (LM4), Lower Midlands 5 (LM5), les comtés de Tharaka-Nithi, Machakos et Makueni sont analysés sous deux thèmes : la fragilité et la complexité. Par la littérature existante et les témoignages anecdotiques, je présente des analyses de régressions multiples et logistiques sur la fragilité intrinsèque des systèmes des petits exploitants agricoles, qui font état du faible 52 pourcent des parcelles de terre atteignant le seuil de rentabilité. Trois tendances se tracent : (i) les lopins de terres dans la zone agro-écologique LM4 (moyenne de température faible et de précipitation élevée) obtiennent un meilleur seuil de rentabilité en haute qu’en basse saison que celles des fermiers dans la zone plus aride LM5 ; (ii) malgré les preuves anecdotiques des fermiers, les parcelles de terre de monocultures sont plus performantes que celles des cultures mixtes vu leur potentiel d’atteindre le seuil de rentabilité autant en haute qu’en basse saison à cause d’économies d’échelle ; (iii) les cultures traditionnelles à forte valeur économique (les haricots mungo et le millet) contribuent à l’atteinte du seuil de rentabilité en haute et en basse saison, alors que le maïs, l’échantillon de culture commerciale, moins. Sur la base de ces tendances, des politiques tels que la monoculture mosaïque, la lutte intégrée aux espèces ravageuses et la micro-assurance sont offertes pour que les politiques agricoles du Kenya contribuent à la sécurité alimentaire, s’inspirant largement du modèle « climate-smart agriculture » (CSA) de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture. J’offre une analyse théorique (parfois humoristique) sur une barrière à l’adoption des cultures de récoltes de hautes valeurs qu’est l’effarouchement des oiseaux par les fermiers, montrant la complexité du système et ce, dans les interventions les plus anodines. 100 pourcent des fermiers de millet et de sorgho dans le rapport de Tharaka-Nithi rapportent la pratique d’effarouchement des oiseaux tel un intrant de travail témoignant y dévouer en moyenne 24 à 66 pourcent de leur temps de travail - contrastant avec les autres fermiers - y rapportant quasi-zéro pourcent. C’est dans le comportement des fermiers à l’égard des oiseaux et non pas des espèces ravageuses qu’un potentiel de contribution est décelé. Individuellement, en effrayant les oiseaux, les fermiers transfèrent le coût des espèces ravageuses d’une parcelle à l’autre, créant ainsi une externalité d’effet d’entraînement. Les prescriptions « environnement et ressources économiques » sont explorées et résolues inadaptées pour adresser la tragédie d’effarouchement des oiseaux. Une approche d’action collective est proposée incluant des groupes de fermiers, des horaires de plantations, de l’effarouchement collectif et l’alimentation communautaire des parcelles de terre.

Présentation

Version intégrale (4 Mb)

Page publiée le 31 octobre 2015, mise à jour le 18 juillet 2017