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Montpellier SupAgro (2013)

Rôle de l’érosion ravinaire dans l’envasement des retenues collinaires dans la Dorsale tunisienne et le Cap Bon

Ben Slimane, Abir

Titre : Rôle de l’érosion ravinaire dans l’envasement des retenues collinaires dans la Dorsale tunisienne et le Cap Bon

Role of gully erosion in the siltation of reservoirs in the Tunisian Dorsal and the Cape Bon (Tunisia)

Auteur : Ben Slimane, Abir

Université de soutenance : Montpellier SupAgro cotutelle Institut national de la recherche agronomique (Tunisie).

Grade : Doctorat : Eaux Continentales et Société : Montpellier, SupAgro : 2013

Résumé
L’érosion hydrique touche près de 3 millions d’hectares des sols agricoles en Tunisie, et constitue une menace pour la durabilité des retenues collinaires destinées à mobiliser les eaux de surface. La très forte densité des systèmes ravinaires en Tunisie, comme dans bon nombre de régions méditerranéennes, pose la question de leur rôle dans le comblement des retenues. Dans ce contexte, l’objectif général de ce travail de thèse est de proposer une méthodologie qui permette d’évaluer la contribution relative de l’érosion ravinaire (ravines/oued) et de l’érosion de surface (diffuse/ rigoles) dans les flux de sédiments à l’exutoire des petits bassins versants (0,1-10 km²) sur des périodes d’observations suffisamment longues (une quinzaine d’année). La démarche proposée s’appuie sur la méthode de traçage des sources de sédiments développée par Walling (1999), et consiste à exploiter le caractère stable de certains éléments pour discriminer les sources de sédiments accumulés dans les retenues collinaires. Les différentes étapes de cette approche consistent en : i) l’identification des traceurs potentiels ; ii) l’analyse de ces traceurs dans les échantillons « source » et dans les carottes prélevées dans les sédiments de la retenue ; iii) l’application d‘un modèle de mélange associé à un modèle de Monte Carlo. Les résultats de cette méthode de traçage testée prioritairement sur un bassin versant expérimental (Kamech) ont été par la suite validés par deux approches indépendantes d’estimation des volumes de terres érodés. Sur Kamech, les résultats montrent la prédominance de l’érosion de surface qui représente près de 80% de l’érosion totale dont le taux moyen atteint 15 t/ha/an. Cette application a également permis de dégager des recommandations concernant la stratégie d’échantillonnage des carottes au sein des sédiments piégés dans les retenues collinaires pour limiter les incertitudes liées à l’échantillonnage. La méthode a ensuite été appliquée à quatre autres bassins versants choisis pour représenter au mieux la diversité des paysages de la Dorsale Tunisienne et du Cap Bon. La comparaison des résultats pour les cinq bassins versants étudiés montre une large variabilité des comportements érosifs : trois bassins montrent une prédominance de l’érosion de surface et nécessitent la mise en place de pratiques culturales protectrices de la ressource en sol alors que les deux autres bassins sont dominés par l’érosion ravinaire et nécessitent de recourir prioritairement à des mesures structurelles telles que des aménagements de ravines. Ces différences de comportements érosifs entre bassins ont été confrontées aux caractéristiques des sites en vue de fournir des clés de prédiction.Mots clefs : Erosion ravinaire. Erosion de surface. Bassins versants. Retenues collinaires. Traçage des sources de sédiments. Télédétection. Tunisie.

Mots clés : Sources de sédiments — Erosion ravinaire — Bassins versants — Technique de traçage – Réservoirs — Variabilité du comportement

Présentation : SUDOC

Version intégrale

Page publiée le 18 octobre 2015, mise à jour le 30 janvier 2017