Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Projets de développement → Projets de recherche pour le Développement → 2014 → Dinoflagellés Toxiques dans les Lagunes Sud Méditerranéennes du Maghreb (Tunisie, Algérie et Maroc), Diversité et Déterminisme des Efflorescences

IRD - Institut de Recherche pour le Développement (France) 2014

Dinoflagellés Toxiques dans les Lagunes Sud Méditerranéennes du Maghreb (Tunisie, Algérie et Maroc), Diversité et Déterminisme des Efflorescences

Lagunes Maghreb

IRD - Institut de Recherche pour le Développement, France

Titre : Dinoflagellés Toxiques dans les Lagunes Sud Méditerranéennes du Maghreb (Tunisie, Algérie et Maroc), Diversité et Déterminisme des Efflorescences.

Pays : Tunisie, Algérie et Maroc

Durée : octobre 2014 - novembre 2016

Contexte
Situées à l’interface entre mer et continent, les lagunes côtières sont souvent présentées comme des systèmes hautement, qui subissent d’importantes fluctuations environnementales, et qui présentent une biodiversité remarquable (Costanza et al.1997 ; Cognetti et Maltagliati 2000). Ces écosystèmes jouent un rôle de filtre et de tampon en piégeant une large fraction des apports naturels ou anthropogènes originaires des bassins versants (Milliman et Syvitski 1994). Un accroissement des forçages physiques, chimiques et biologiques y est partout constaté : les lagunes côtières font parties des zones les plus sensibles et les plus durement touchées par l’anthropisation. Zones d’interface et de transition, les écosystèmes lagunaires sont l’objet de nombreuses sollicitations, associées aux riches et diverses potentialités qu’ils génèrent. L’exploitation de leur forte productivité, naturelle (pêche) ou contrôlée (élevage), plus ou moins intenses selon les régions, est souvent juxtaposée à d’autres formes d’occupation de l’espace et du milieu. Urbanisation, densification démographique ou industrialisation exercent de fortes contraintes, principalement sous forme de rejets organiques ou non qui perturbent les fonctions métaboliques des écosystèmes. L’artificialisation des milieux (endiguement,dragage, ouverture ou fermeture de passes, etc.) modifie leur structuration, tandis qu’au gré d’aléas globaux ( e.g .réchauffement climatique) ou locaux (e.g. eutrophisation ou à l’inverse oligotrophisation), de nouvelles conditions environnementales apparaissent pouvant être propices au développement d’espèces phytoplanctoniques nuisibles

Objectifs
Rechercher la diversité des dinoflagellés toxiques dans plusieurs lagunes méditerranéennes d’importance économique et riche en biodiversité en Tunisie (Lagune de Bizerte) au Maroc (Lagune de Nador) et en Algérie (Lagune Mellah)
Déterminer les constantes écophysiologiques (croissance, assimilation de nutriments) des principales espèces toxiques et d’étudier les les principaux déterminants environnementaux des efflorescences.Étendre les efforts d’échantillonnage du phytoplancton lors des périodes de développement des dinoflagellés toxiques (pouvant être à l’origine de blooms parfois parfois quasiment monospécifiques), les principaux paramétres physico-chimiques seront déterminés .Il sera procédé à à l’isolement et la culture les espèces de dinoflagellés toxiques responsables d’épisodes d’intoxications. Les dinoflagellés isolés et mis en culture seront caractérisés au point de vue morphologique, génétique et toxinique. Ce projet se fixe comme objectif de réaliser dans un premier temps l’inventaire des kystes de résistance des dinoflagellés présents dans le sédiment des lagunes méditerranéennes choisies.En fonction des épisodes de toxicités répertoriées par les réseaux de suivi mis en place par l’INSTM en Tunisie , l’INRH au Maroc et le Laboratoire de Bio-ressources Marines en Algérie, déterminer dans chaque lagune des points ’échantillonnages. Les kystes y seront quantifiés et leur identité déterminée en fonction de leurs caractéristiques morphologiques Un ribotypage se fera sur des kystes extraits du sédiment.

Mise en œuvre
Ce projet d’accueil IRD basé en Tunisie s’inscrit dans une dimension régionale avec la volonté de travailler avec des laboratoires tunisiens (INAT, INSTM, FSB) et des laboratoires au Maroc (INRH Tanger et Nador) et en Algérie (Laboratoire BIOMAR Université Annaba).

Financement : Ce projet bénéficie d’un financement octroyé par la fondation TOTAL couvrant la durée et les besoins du projet (LAGUNOTOX 2013-2016 60 Keuros)

Présentation : IRD

Page publiée le 17 octobre 2015, mise à jour le 25 octobre 2017