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UNIVERSITE MENTOURI DE CONSTANTINE (2005)

HYDROLOGIE DES BASSINS DE L’EST ALGERIEN : RESSOURCES EN EAU, AMENAGEMENT ET ENVIRONNEMENT

MEBARKI Azzedine

Titre : HYDROLOGIE DES BASSINS DE L’EST ALGERIEN : RESSOURCES EN EAU, AMENAGEMENT ET ENVIRONNEMENT

Auteur : MEBARKI Azzedine

Université de soutenance : UNIVERSITE MENTOURI DE CONSTANTINE

Grade : DOCTORAT D’ETAT 2005

Résumé
Les disparités physiques confèrent à la région de l’Est algérien deux systèmes hydrologiques opposés : des oueds à écoulement exoréique, relativement abondant, au Nord et des oueds à écoulement endoréique, manifestement modeste, au Sud. Les apports des cours d’eau, à forte variabilité spatio-temporelle, sont analysés et cartographiés à l’aide des séries de débits mesurés aux stations de l’Agence Nationale des Ressources Hydrauliques. Les profils hydrologiques offrent l’avantage de visualiser les variations, de l’amont à l’aval, des apports des cours d’eau. Le rendement hydrologique différencié des bassins est appréhendé à travers l’étude des débits spécifiques. C’est ainsi que le rôle prépondérant du facteur climatique, pluviométrique en particulier, est apparu bien plus déterminant que celui de la surface drainée. Le calcul des bilans hydrologiques annuels permet d’apprécier la part respective de chacun des principaux termes du bilan (précipitations, écoulement et déficit d’écoulement). Une analyse de leurs variations spatiales a pu être faite en regard des facteurs physiques conditionnels, et de la zonalité latitudinale du climat, en particulier. La recherche de corrélations hydro-pluviométriques significatives s’avère être une démarche adéquate pour tenter d’estimer, par extrapolation, l’écoulement (ou le déficit d’écoulement). Des outils modernes (méthodes d’analyse des données, de géostatistique et de cartographie automatique) sont mis en oeuvre pour une connaissance spatiale rigoureuse de la pluie. D’où l’intérêt de la discrétisation spatiale des bassins, opérée par superposition d’une grille kilométrique régulière, issue du Modèle Numérique de Terrain (M.N.T.). La valorisation de l’information disponible est obtenue par régression pluies-relief et interpolation spatiale des résidus (part des précipitations non expliquée par les paramètres géo-topographiques). L’application de la cartographie automatique (logiciel Surfer) a été étendue aux autres éléments du bilan hydrologique (évapotranspiration, écoulement). Les contributions à l’écoulement annuel moyen sont quantifiées, en chaque noeud du maillage, en soustrayant des précipitations cartographiées, le déficit d’écoulement. Ce dernier, assimilé en année moyenne à l’évapotranspiration réelle (E.T.R.), a été cartographié directement après l’avoir calculé sur l’ensemble de la grille à l’aide du modèle universel de Turc. Une seconde démarche, dédiée à la modélisation, permet de reconstituer, mois par mois, les écoulements en alimentant le modèle Loieau (dérivé de GR2M) de pluies et d’E.T.P. mensuelles estimées sur le bassin. Ainsi, les ressources potentielles en eau de surface de l’Est algérien sont cartographiées et quantifiées. Par ailleurs, une méthode de cartographie automatique des déficits mensuels en eau agricole a été proposée. Les différentes cartes hydroclimatiques numérisées obtenues constituent, à la base, des grilles d’information prêtes à être utilisées dans un Système d’Information Géographique (S.I.G.). Le problème de protection des hydrosystèmes est appréhendé en relation avec le régime d’étiage, caractérisé par une indigence marquée. Peu soutenus par les apports d’origine souterraine et devant le déficit d’épuration des eaux résiduaires, les écoulements d’étiage s’accompagnent d’une dégradation sensible de la qualité des oueds par les rejets urbains et industriels. Une stratégie de protection s’impose au moment où les eaux de surface se trouvent fortement sollicitées par l’aménagement. En Algérie orientale, un volume de plus de deux milliards de m3 par an devrait être régularisé par les barrages-réservoirs à l’horizon 2020-2030. L’effet escompté est de combler le déficit d’alimentation en eau des villes et l’intensification de l’agriculture par le biais des grands périmètres irrigation. Deux exemples détaillés d’aménagement hydraulique sont ensuite abordés : le barrage de Hammam Grouz sur le haut Rhumel et le barrage de Beni Haroun et son imposant système de transfert Nord-Sud. Au final, les perspectives d’un aménagement hydraulique régional sont esquissées.

Mots clés : Hydrologie, bassin versant, cartographie automatique, aménagement, environnement, Est algérien

Version intégrale

Page publiée le 19 décembre 2015, mise à jour le 2 mai 2018