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Universidad de Almeria (2007)

Gestion des ressources naturelles en milieu aride tunisien : Contribution à l’étude de la dynamique du milieu dans le bassin versant de l’oued Ségui à Mareth

Moussa Mohamed

Titre : Gestion des ressources naturelles en milieu aride tunisien : Contribution à l’étude de la dynamique du milieu dans le bassin versant de l’oued Ségui à Mareth

Auteur : Moussa Mohamed

Université de soutenance : Universidad de Almeria

Grade : Thèse Doctoral 2007

Résumé
Dans un contexte qui caractérise l’exiguïté des ressources, l’utilité de mieux conserver les ressources en eau et en sol devient de plus en plus une nécessité. Ces éléments naturels sont primordiaux pour la zone aride tunisienne. Dans ce climat aride, la région de Mareth se caractérise par une pluviométrie annuelle faible (entre 100 et 200 mm), irrégulière et sporadique et par un bilan climatique déficitaire pour tous les mois de l’année. Dans cette zone, les ressources en eau, relativement limitées et en majorité non renouvelables, se présentent sous deux formes. D’abord, les eaux superficielles de pluie et de ruissellement captées par des ouvrages traditionnels à des fins agricoles (cultures en jessours) et domestiques (citernes) ou interceptés par des aménagements modernes de conservation des eaux et des sols (CES) servant parfois à la recharge de la nappe. Puis, les eaux souterraines dont l’exploitation et les usages sont soumises à des concurrences entre différents secteurs économiques.
En revanche, les efforts de l’état ont été multipliés par des nombreuses interventions. Il a notamment mis en place des stratégies basées essentiellement sur les aménagements des bassins versants pour la lutte contre l’érosion, la mobilisation et l’utilisation optimale des eaux de surface. Néanmoins, les pratiques appliquées actuellement en matière de gestion dans la zone de Mareth (le bassin versant de l’oued Ségui) semblent ne pas avoir pris considération d’une analyse qui vise à traiter d’emblée ce phénomène biophysique à savoir : limiter l’érosion à l’amont, assurer la recharge de la nappe et mieux sauvegarder les oasis (une irrigation à tour d’eau régulier et lutter contre la salinisation).
Le présent travail se traduit comme une tentative de résoudre cette difficile équation. Son objectif est donc d´identifier et de cartographier la couverture du sol, mis en interaction avec le phénomène de l´érosion des sols. L´apport du GIS, en tant qu’outil de travail est mis dans ce cas d’une part pour mieux structurer les différentes données et d’autre part pour évaluer les zones à risque d’érosion et explorer les caractéristiques géomorphologiques qui peuvent être extraites des attributs topographiques. Cela entraine au niveau méthodologique de définir un schéma logique d’analyse des données et d’application méthodique sur un plan plus généralisé en matière de risques d’érosion touchant de l’amont à l’aval de la zone étudiée où une partie importante de la chaîne de Matmata est concernée.
De ce fait, les différentes parties de ce travail ont été entreprises dans un processus de description et d’analyse des sols ainsi que leur relation avec la topographie a été effectuée après avoir élaboré un diagnostic de la conservation des eaux et des sols de la région d’étude. Cette expérience était accompagnée dans une troisième partie par l’étude de la variation spatiale et temporelle du bassin versant pris comme site de recherche. Une telle méthodologie située continuellement entre le travail de terrain et le travail de laboratoire à donné un bilan de résultats satisfaisant.
D’abord, l’évaluation de différents attributs topographiques extraits d’un modèle d’élévation digital (DEM) a été un point important de ce travail. Une attention particulière a été portée à l’élaboration des plans d’information numériques comme la topographie, la couverture du sol, la lithologie, la pédologie, l’occupation de sols. Ce travail a été évidemment élaboré par plusieurs logiciels. Puis, l’érosion dans le bassin versant de l’oued Ségui est influencée par une multitude de facteurs, le rôle joué par les jessours dans la lutte antiérosive n’est pas négligeable lorsqu’ on prend en considération les quantités de sol et d’eau retenue derrières les barrages.
Toutefois la rétention set précaire si non elle devient nulle dès la destruction du seuil de rétention. Enfin, une base de données sur la zone intégrant des données multi source peut, modestement, constituer une monographie du bassin versant de l´Oued Ségui par le quel on peut orienter éventuellement les études qui peuvent être conduites dans les régions arides tunisiennes (chaine de Matmata et plaine de la Djeffara).

Mots clés : sol, bassin versant, érosion, Systèmes d’Information Géographique, DEM, zone aride.

Version intégrale

Page publiée le 17 novembre 2015, mise à jour le 18 mars 2017