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Institut polytechnique rural de formation et de recherche appliquée Katibougou : IPR-IFRA (2003)

Diagnostic participatif de la production du sorgho et tests multilocaux à Kaniko

Diawara Gaoussou.

Titre : Diagnostic participatif de la production du sorgho et tests multilocaux à Kaniko

Auteur : Diawara Gaoussou.

Etablissement de soutenance : Institut polytechnique rural de formation et de recherche appliquée Katibougou : IPR-IFRA

Grade : Mémoire de fin d’études : Agronomie 2003

Résumé
Dans ces dernières années, les paysans de Kaniko à l’instar des paysans de la capitale de l’or blanc (Koutiala) ont diminué leur surface emblavée en Sorgho. C’est la culture du maïs qui est en train de supplanter le sorgho. Le paysan estime le sorgho moins rentable que le maïs mais il se fonde surtout sur les rendements. Il est difficile de comparer directement les rendements du maïs et du sorgho car : - les terres profondes très fertiles sont réservées au maïs et les sols acides, moins fertiles sont réservés au sorgho. - le maïs reçoit de la fertilisation alors que le sorgho n’en reçoit pas. Une comparaison directe revient toujours à favoriser le maïs si on ne tient pas compte des coûts de production. Dans notre étude, nous vérifions d’une part l’hypothèse suivant laquelle le maïs a un avantage sur le sorgho et d’autre part nous comparons différentes variétés de sorgho dans les conditions paysannes de culture. Nous avons fait un diagnostic participatif sur le sorgho dans le village. Ces travaux ce sont déroulés en Avril. Les paysans ont fournit leurs variétés de sorgho. Suite aux entretiens, la variété « kala fulu » (sorgho précoce) a été choisi pour témoin dans essai, elle était majoritaire. Une typologie des paysans, la carte du village et le diagramme de VENN ont été réalisés. Un transect Ouest-est du terroir nous a permis d’identifier les unités de sol d’une part et d’autre part les espèces végétales, ainsi que les spéculations généralement cultivées suivant le profil tracé. A la fin du transect, nous avons choisis 10 unités de sol (ou sous terroir) sur lesquelles nos essais ont été implantés. Un seul paysan a été retenu par unité de sol. Le choix fit suivant leur disponibilité en mains d’ceuvres, la culture de l’année 2002, la fertilisation utilisée et la motivation. Le dispositif expérimental est le bloc de Fisher variété x fertilisation à 3 répétitions. Les semis ont été réalisés à la date de semis du paysan. Les paysans étaient associés à tous les travaux. Des visites de parcelles ont été organisées avec les paysans qui donnaient leurs avis sur : le développement végétatif, le cycle et la qualité du grain de chacune de nos variétés. Le problème majeur rencontré a été la mauvaise levée de certaines variétés. Le maïs malgré sa bonne levée, a fait un mauvais rendement. Ce qui pourrait s’expliquer par le retard dans l’apport d’engrais et par l’acidité des parcelles sélectionnées.

Présentation (AGRITROP – CIRAD)

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Page publiée le 8 février 2016, mise à jour le 18 février 2020