Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Master → France → 2003 → La sécurité alimentaire dans la zone cotonnière du Nord du Cameroun : apports de l’analyse du fonctionnement d’exploitations agricoles dans le village de Badjouma-Centre

Ecole supérieure d’agronomie tropicale Montpellier : ESAT (2003)

La sécurité alimentaire dans la zone cotonnière du Nord du Cameroun : apports de l’analyse du fonctionnement d’exploitations agricoles dans le village de Badjouma-Centre

Yakendé Rodrigue

Titre : La sécurité alimentaire dans la zone cotonnière du Nord du Cameroun : apports de l’analyse du fonctionnement d’exploitations agricoles dans le village de Badjouma-Centre

Auteur : Yakendé Rodrigue

Etablissement de soutenance : Ecole supérieure d’agronomie tropicale Montpellier : ESAT

Grade : Mémoire DAT : Ecole supérieure d’agronomie tropicale 2003

Résumé
Au Nord-Cameroun, le déficit céréalier s’est accru ces dernières années avec l’augmentation de la population, et la forte variabilité inter annuelle des productions vivrières due aux aléas climatiques. Les mesures (régulation des prix, stockages communautaires et villageois) pour endiguer ce déficit sont insuffisantes, et le recours aux aides alimentaires est fréquent. Dans ce contexte, la FAO a mis en place un projet pilote, le Programme Spécial sur la Sécurité Alimentaire (PSSA) dont les actions sont basées sur l’amélioration des productions par l’intensification des cultures, la diversification des productions agricoles et la construction de magasins de stockage. Cette étude avait pour objectif de réaliser un diagnostic de la sécurité alimentaire des exploitations agricoles dans le village de Badjouma - Centre (un des 3 sites pilotes) au démarrage du programme. L’analyse des stratégies des exploitations pour assurer la sécurité alimentaire de leur famille permet de distinguer 5 types de situations. Les grandes exploitations d’agro-éleveurs, (type A) dégagent des surplus en céréales importants, et assurent sans difficultés la nourriture de leur famille. Les exploitations en situation de non autosuffisance, celles des petits agro-éleveurs, (type B), et celles de taille moyenne (type C), ne produisent pas assez de céréales pour nourrir leurs familles. Elles utilisent les revenus du coton et des oignons (Types B et C), mais aussi des activités extra-agricoles (type B) pour acheter le complément. Les petites exploitations des jeunes en situation d’autosuffisance alimentaire (type D) assurent l’alimentation de leur famille par la production et par l’achat complémentaire de céréales à l’aide des revenus des activités extra-agricoles. Les petites exploitations agricoles des vieux et des femmes (type E) n’arrivent pas à couvrir leur sécurité alimentaire qu’avec les aides et les dons ; les productions et les achats de céréales ne suffisent pas. Toutes vendent des céréales pour des besoins de trésorerie, et beaucoup, au bilan, ont du mal à assurer la sécurité alimentaire de leur famille sur toute l’année. En effet, il apparaît dans l’année juste avant les récoltes, une période de soudure, plus ou moins longue et plus ou moins facile à gérer selon les types d’exploitation. Cette analyse montre la nécessité de mener des actions spécifiques avec les femmes, fortement impliquées dans la sécurité alimentaire des exploitations en situation de déficit alimentaire. Enfin, elle fait ressortir la nécessité d’adapter les actions de développement aux besoins spécifiques des exploitations : aider à gérer plusieurs activités (type A), améliorer la conduite des cultures et la gestion des ressources alimentaires et monétaires (type B), diversifier les activités agricoles et d’élevage et améliorer la conduite de la culture d’oignon (Type C), améliorer la conduite des cultures, et la gestion des ressources alimentaires et monétaires (Type D), améliorer la gestion des ressources alimentaires et monétaires (Type E).

Mots Clés : Economie et politique agricoles - Economie et politique du développement - Systèmes et modes de culture

Présentation (AGRITROP – CIRAD)

Page publiée le 26 novembre 2015, mise à jour le 19 décembre 2017