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Université de Dschang (2000)

De l’analyse du fonctionnement des exploitations agricoles aux propositions d’actions d’appui-conseil étude de cas à Fignole (Nord-Cameroun)

Djamen Nana Patrice

Titre : De l’analyse du fonctionnement des exploitations agricoles aux propositions d’actions d’appui-conseil étude de cas à Fignole (Nord-Cameroun)

Auteur : Djamen Nana Patrice

Etablissement de soutenance : Université de Dschang

Grade : Ingénieur : Agronomie. Option Productions animales 2000

Résumé
Améliorer les connaissances sur le fonctionnement des exploitations agricoles de la zone cotonnière du Nord-Cameroun est un préalable pour la programmation d’actions de Conseil de gestion qu’initie l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement (IRAD) au travers du Pôle Régional de Recherche Appliquée au développement des Savanes d’Afrique Centrale (PRASAC). Pour ce faire, des études sur les exploitations agricoles sont réalisées dans 6 terroirs jugés représentatifs des différentes zones agro-écologiques. La présente étude a été menée dans le terroir villageois de Fignolé de mai à novembre 1999. La méthode d’investigation retenue reposait sur l’approche globale de l’exploitation agricole. La première phase du travail a consisté à la réalisation d’entretiens auprès de 52 exploitations sur les 243 du village. Puis les données ont été analysées à partir de la grille d’analyse du fonctionnement mise au point par Capillon et Manichon en 1988. Les exploitations agricoles de ce terroir sont de taille moyenne (6 personnes), très faiblement équipées en traction animale, ne cultivant en moyenne que 1,75 hectares et pratiquant peu d’élevage exceptés quelques caprins et volailles. La recherche de l’autosuffisance alimentaire ainsi que l’assurance d’un revenu monétaire minimum sont leurs principaux objectifs. Ainsi, elles emblavent 70% de leur assolement en cultures vivrières (maïs, arachide, mil), mais seulement 13% parviennent à l’autosuffisance à partir de leur propre production. Le complément en céréales est le plus souvent acheté avec les revenus du coton. Le cheptel est aussi décapitalisé pour subvenir aux besoins de trésorerie et d’alimentation. Très sous-estimés à première vue par les chefs d’exploitation, c’est en réalité grâce aux revenus extra-agricoles que la plupart des familles survivent. Toutefois, ce constat très général voile une diversité de fonctionnement. En effet, une combinaison des données structurelles de l’exploitation (famille, spéculations, niveau d’équipement), des traits de fonctionnement (objectifs, stratégies) et des performances technico-économiques a permis d’établir des critères discriminants retenus pour la définition d’une typologie de fonctionnement. L’analyse des pratiques des 6 groupes obtenus a révélé qu’outre des problèmes d’ordre technique dont les thèmes sont spécifiques aux types, les agriculteurs de Fignolé présentaient de réels besoins en terme d’appui-conseil. Enfin, l’approche globale de l’exploitation agricole, indiquée pour des diagnostics individuels, reste à parfaire dans le cadre d’analyse et de diagnostic du fonctionnement de groupes d’exploitations

Présentation (AGRITROP – CIRAD)

Page publiée le 21 décembre 2015, mise à jour le 25 février 2020