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Muséum national d’histoire naturelle (2000)

Analyse des systèmes d’élevage dans les terroirs de Ndaba, Koudoti et Behongo en zone soudanienne du Tchad

Mingoas Kilekoung Jean-Pierre

Titre : Analyse des systèmes d’élevage dans les terroirs de Ndaba, Koudoti et Behongo en zone soudanienne du Tchad.

Auteur : Mingoas Kilekoung Jean-Pierre

Etablissement de soutenance : Muséum national d’histoire naturelle

Grade : DESS : Productions animales en régions chaudes 2000

Résumé
L ’étude porte sur les systèmes d’élevage dans trois terroirs de la zone soudanienne du Tchad. Elle a pour objectif d’analyser, dans une zone fortement agricole, avec prédominance de la culture du coton, les modalités des pratiques des éleveurs, ainsi que les stratégies qu’ils adoptent dans la conduite des élevages. Une enquête transversale de type formel, avec un questionnaire a été utilisée pour la collecte des données. 113 éleveurs ont été enquêtés. Les résultats obtenus montrent que la moitié des éleveurs sont jeunes (au plus 35 ans). De même, plus de la moitié de leurs élevages (63 %) datent de 5 ans au plus. Les effectifs animaux les plus importants sont concentrés à Ndaba, sauf pour les porcins et les volailles qui sont surtout retrouvés à Behongo. Au sein des troupeaux bovins, les mâles sont dominants par rapport aux femelles dans tous les terroirs, contrairement aux petits ruminants où les femelles reproductrices sont mieux représentées. Les petits ruminants sont maintenus dans les bergeries, ou attachés au piquet pendant la période des récoltes, et reçoivent des fourrages de manière irrégulière et en quantité insuffisante. Les bovins sont conduits au pâturage dans l’après-midi après les labours. Les maladies décrites et les plus connues des éleveurs sont celles des ruminants et des volailles. Quelques traitements sont administrés par les éleveurs, mais leur efficacité reste à déterminer. Les pratiques prophylactiques sont rares dans les autres espèces, sauf chez les bovins qui sont vaccinés lors des campagnes organisées par les services vétérinaires. Les taux d’exploitation des troupeaux bovins (24 % en moyenne) sont supérieurs aux taux de renouvellement, contrairement à ce qui est observé chez les caprins, bien que l’écart ne soit pas très important (respectivement 5 et 8 %). Une typologie basée sur le nombre de bovins et le nombre d’actifs dans l’exploitation a permis d’identifier huit groupes cibles de paysans, dans la perspective des actions d’encadrement, du suivi des exploitations et des alternatives à proposer

Mots Clés : Méthode d’élevage, Enquête, Élevage

Présentation (AGRITROP – CIRAD)

Page publiée le 8 janvier 2016, mise à jour le 16 décembre 2017