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Université Kasdi Merbah de Ouargla (2015)

Etude phytoécologique spatiotemporelle des zones humides du Nord-est du Sahara septentrional algérien (Région de Ouargla et de l’Oued Righ)

KOULL, Naïma

Titre : Etude phytoécologique spatiotemporelle des zones humides du Nord-est du Sahara septentrional algérien (Région de Ouargla et de l’Oued Righ)

Auteur : KOULL, Naïma

Université de soutenance : Université Kasdi Merbah de Ouargla

Grade : Doctorat en Sciences Agronomiques 2015

Résumé
Les zones humides constituent un écosystème indispensable à l’équilibre écologique des zones sahariennes. Leurs études phytoécologiques est nécessaire pour tout projet de préservation. Notre travail s’est focalisé sur l’étude phytoécologique des zones humides du Nord Est du Sahara septentrional algérien, représenté par trois chotts et cinq lacs (chott Aïn El Beida, chott Oum El-Ranneb, chott Sidi Slimane, lac Hassi Ben Abdallah, lac Lala Fatma, lac Merdjaja, lac Témacine (El-Bhour) et lac Ayata). L’étude de la flore a révélé l’existence de 17 espèces appartenant à 10 familles. Les plans d’eau sont dépourvus de plantes submergées. La répartition des espèces est hétérogène suivant les zones humides. Les lacs Ayata et Mégarine sont les plus riches avec 10 espèces. Les types biologiques les plus fréquents sont les Chaméphytes (41%) et les Géophytes (17%), qui caractérisent la végétation désertique avec un recouvrement faible et une hauteur basse. La famille des Amaranthacées regroupe le nombre le plus élevé d’espèces avec six plantes différentes, ce qui indique la capacité de ces espèces à résister à la salinité et à la sécheresse. La majorité des espèces inventoriées dans les cinq stations sont, soit des halophytes, notamment Arthrocnemum glaucum, Halocnemum strobilaceum et Salicornia fruticosa, soit des plantes hydrophytes représentées notamment par Phragmites communis, Juncus maritimus et Tamarix gallica. Les sols sont neutres à alcalins, gypseux, hydromorphes et très salés à extrêmement salés, avec un faciès chloruré calcique. L’hydro-halomorphie suit une allure descendante, tout en s’éloignant des centres des chotts ou des lacs. Les eaux des zones humides sont très chargées en sels solubles. Certaines sont polluées par l’éjection des eaux usées (chott Oum El-Ranneb et chott Ain El Beida). Les eaux influent sur les sols et par conséquente sur la végétation. L’analyse canonique de correspondances montre que la salinité, l’hydromorphie et la salinité des eaux sont les principaux facteurs qui influent la distribution et la croissance des plantes des habitats halohydromorphes. La végétation semble structurée suivant le gradient de salinité et d’humidité du sol. Le Halocnemum strobilaceum occupe les sols les plus salés et humides, où elle est considérée comme l’espèce la plus tolérante aux mauvaises conditions édaphiques. Elle forme un cortège spécifique autour des chotts. Le Phragmites communis est présent avec une large distribution avec de fortes densités aux bordures immédiates des plans d’eau. Le Juncus maritimus, Tamarix gallica et Salicornia fructicosa occupent les sols qui se trouvent partiellement ou complètement inondées dans la saison hivernale. Les espèces Suaeda fructicosa, Traganum nudatum, Arthrocnemum glaucum, Aeluropus littoralis et Cynodon dactylon occupent les sols salés et humides éloignés du plan d’eau. Le Zygophyllum album, Limonastrirum guynianum, Cornulaca monacantha, Cistanche tinctoria, Cressa cretica, Mollugo nudicaulis et Sonchus maritimus occupent les sols les moins salés et moins humides. Elles constituent la dernière ceinture de végétation autour des plans d’eau.

Mots clés : zones humides halo-hydromorphie flore sol eau phytoécologie Sahara wetlands, halo-hydromorphic flora soil water plant ecology Sahara

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Page publiée le 25 janvier 2016, mise à jour le 2 mai 2018