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Université des sciences et de la technologie Houari Boumediène (USTHB) 2003

Reconstitution du taillis de chêne vert (Quercus iles L.) du semi aride, aprés coupe, dans la région d’El Hassasna (ouest algérien)

Benzine-Challam, Hacina

Titre : Reconstitution du taillis de chêne vert (Quercus iles L.) du semi aride, aprés coupe, dans la région d’El Hassasna (ouest algérien)

Auteur : Benzine-Challam, Hacina

Université de soutenance : Université des sciences et de la technologie Houari Boumediène (USTHB)

Grade : Magister Biologie 2003

Résumé
Le chêne vert ( Quercus ilex L.) figure parmi les essences les plus étendues en Algérie. Il s’agit d’une espèce particulièrement importante sur le plan national au regard de ses potentialités. En effet le chêne vert, par sa relative frugalité, ses bonnes capacités de régénération après incendies, sa résistance aux coupes, constitue une espèce devant être retenue dans l’optique de La réalisation d’un équilibre écologique, assurant notamment un obstacle à la désertification et à La disparition des sols. C’est dans ce contexte qu’a été mis en place un projet d’étude de la chênaie verte du semi-aride en vue d’une meilleure connaissance du fonctionnement de cet écosystème, ce, pour une gestion raisonnée de ses ressources forestières . Notre travail porte sur le suivi de la reconstitution du taillis d’El Hassasna, durant les cinq premières années de végétation qui ont suivi la coupe à blanc. Trois objectifs principaux ont été l’objet de notre thème de recherche : dynamique du recépage, détermination de la phytomasse épigée et évaluation de la minéralomasse foliaire et ligneuse. De cette étude consacrée à la régénération du chêne vert dans le semi-aride algérien, il est montré des capacités de souche très importantes permettant un retour à un taillis de densité élevée, au détriment d’une croissance et production très faibles qui paraissent se prolonger bien au delà du stade juvénile dans le taillis plus âgé. Sans doute seraît-ce là une stratégie d’adaptation du chêne vert pour une meilleure résilience à 1 ’aridité du milieu ? Une variabilité de la reconstitution végétative du taillis est observé à deux niveaux : intracépée et intercépée. La reconstitution intra-cépée s’exprime par un polymorphisme des rejets lié soit à leur stucturation morphologique, soit à leur vigueur. La reconstitution inter-cépée met en évidence des potentialités régénératrices variables d’une cépée à l’autre. Cette différence dans la capacité de renouvellement dépend de la vitalité, de la dimension et du nombre de brins qui constituaient la cépée avant la coupe. La biomasse aérienne ainsi que la phytomasse totale et fractionnée ont été déterminées. Elles indiquent une allocution d’énergie réparties équitablement entre la production de bois et feuilles durant les premières années de développement du chêne vert du semi aride . Le suivi de la dynamique de la minéralomasse juvénile indique des prélèvements de nutrients différents dans les feuilles et le bois ceci malgré des biomasses foliaires et ligneuses similaires. Cette étude nous a permis de suggérer un premier modèle de fonctionnement du taillis juvénile xérique qui mérite d’être amélioré sur la base d’une expérimentation plus approfondie.

Mots clés : Chêne vert ; Quercus ilex 1. ; Chênaie ; Souche ; Rejet ; Drageons ; Biomasse ; Minéralomasse ; Production ; Régénération.

Présentation (DSpace)

Page publiée le 30 mars 2017, mise à jour le 25 septembre 2018