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Université Badji Moktar de Annaba (UBMA) 2015

Effets des acaricides sur l’abeille domestique apis mellifera intermissa et analyse antimicrobienne de la propolis et du miel

NEDJI Neila

Titre : Effets des acaricides sur l’abeille domestique apis mellifera intermissa et analyse antimicrobienne de la propolis et du miel

Auteur : NEDJI Neila

Université de soutenance : Université Badji Moktar de Annaba (UBMA)

Grade : DOCTORAT 3èmeCYCLE EN BIOLOGIE ANIMALE ENVIRONNEMENTALE 2015

Résumé
L’impact de deux acaricides, synthétique (fluvalinate) et naturel (acide oxalique), utilisés dans la lutte contre l’acarien ectoparasite de l’abeille : Varroa destructor, a été évalué sur les abeilles locales Apis mellifera intermissa. Des échantillons de miel et de propolis ont été prélevés au niveau d’un rucher situé dans le Nord-est Algérien (36°42’N7°50’E) à partir de colonies d’abeilles traitées par le fluvalinate et par l’acide oxalique et de colonies non traitées ayant servi de témoins. Les paramètres physico-chimiques du miel (hygrométrie ; pH ; conductivité électrique et teneur en cendres) ont été mesurés et les teneurs en polyphénols et en flavonoïdes totaux du miel et de la propolis ont été dosées. L’activité antimicrobienne de ces deux produits de la ruche à l’égard de six souches bactériennes, Gram positif [(Bacillus subtilis (IPA) ; Bacillus cereus (IPA) ;Staphylococcus aureus (ATCC 25923R)] et Gram négatif [(Escherichia coli (ATCC 25922R) ; Klebsiella pneumoniae (IPA) ; Pseudomonas aeruginosa (ATCC 27893R)] et d’une souche fongique Candida albicans (IPA 549) a été évaluée. Les résultats obtenus ont montré que les activités antimicrobiennes ainsi que les teneurs en polyphénols et en flavonoïdes totaux du miel et de la propolis sont faibles au niveau des échantillons recueillis dans les colonies d’abeilles traitées par les acaricides comparativement à celles des échantillons des colonies non traitées. L’absence de différences significatives entre les paramètres physico-chimiques des miels des deux types de colonies d’abeilles confirme leur non implication dans la variabilité de l’activité antimicrobienne obtenue entre les échantillons des miels analysés et que cette variabilité serait plutôt en relation avec la variabilité de leurs composés phénoliques. Le fluvalinate et l’acide oxalique ont un impact négatif sur la santé des abeilles, se répercutant sur la qualité et l’activité antimicrobienne de leurs produits. Les abeilles des colonies traitées aux acaricides recueilleraient moins de nectar et de résine que les abeilles des colonies non traitées puisque les teneurs en composés phénoliques de leurs miels et de leurs propolis sont moins élevées. Aussi, l’application topique de l’acide oxalique, à différentes concentrations (3,5%, 6% et 20%), sur les ouvrières d’A. mellifera intermissa nouvellement émergées a révélé des effets toxiques de l’acide oxalique. Cette toxicité est exprimée par l’induction de l’activité spécifique de la Glutathion S-Transférase (GST), soit uniquement 24h après son administration à forte concentration (20%) et, 48h après pour les faibles concentrations. La mise en place tardive du processus de détoxication aux concentrations préconisées dans le traitement anti-varroa (3,5% et 6%) risque d’être plus néfastes pour les abeilles d’autant plus que des altérations tissulaires de l’épithélium intestinal ont été observées suite à l’application topique de l’acide oxalique à 3,5% et à 20%. L’évaluation de l’activité antimicrobienne du miel et de la propolis à l’égard de quatre bactéries impliquées dans les intoxications alimentaires [Bacillus cereus (IPA), Staphylococcus aureus (ATCC25923R), Escherichia coli (ATCC25922) et Pseudomonas aeruginosa (ATCC27893R)] a été réalisée. Des échantillons de propolis et de miel ont été prélevés dans différentes régions de l’Est Algérien : Seraïdi (36°54’N, 7°37’E) ; Chetaïbi (36°59’N, 7°19’ E) ; El Bouni (36°49′N, 7° 39′E) et Berrahal (36°50′N, 7°26′E). Les résultats ont montré que la propolis et le miel échantillonnés au niveau des régions de Seraïdi et de Chetaïbi, caractérisées par une richesse floristique mellifère diversifiée, présentent des teneurs en polyphénols et en flavonoïdes totaux ainsi que des activités bactériostatiques plus élevées à l’égard des souches testées, comparativement à celles des régions d’El Bouni et de Berrahal. Les activités antibactériennes des miels et des extraits éthanoliques de la propolis sont plus importantes quand les teneurs en composés phénoliques sont élevées. Aussi, l’activité bactériostatique des deux produits de la ruche est plus importante à l’encontre des bactéries Gram+ comparativement à celle des bactéries Gram-. L’activité antibactérienne à l’égard des souches testées varie en fonction des régions phytogéographiques.

Mots clés  : Apis mellifera intermissa, Acaricides, Miel, Propolis, Composés phénoliques, Activité antimicrobienne, Activité de la Glutathion S-Transférase, Histopathologie de l’intestin moyen.

Version intégrale (Université)

Page publiée le 9 mars 2016, mise à jour le 3 mai 2018