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Agence Nationale de la Recherche (France) 2015

LAJEH : Temps des conflits / temps des migrations : Réflexions sur les catégories et la généalogie des migrations au Moyen-Orient

Migrations - Moyen Orient

Agence Nationale de la Recherche (France)

Titre : LAJEH : Temps des conflits / temps des migrations : Réflexions sur les catégories et la généalogie des migrations au Moyen-Orient

Région : Moyen Orient

Référence projet : ANR-15-CE28-0005

Date : Début et durée octobre 2015 - 36 mois

Programme ANR : Inégalités, discriminations, intégration (DS0802) 2015

Contexte
Le Moyen-Orient est caractérisé, en raison des disparités économiques et des conflits, par une importante et ancienne mobilité humaine. Les migrations apparaissent comme un élément clef de compréhension des changements socio-politique de la région. Avec plus de 20 millions de travailleurs migrant – un quart du total des migrant dans les pays en voie de développement – le Moyen-Orient est l’une des principales régions d’émigration et d’immigration dans le monde. A titre d’exemple, la Jordanie et le Liban comptent aujourd’hui respectivement 10 % et 25% de réfugiés syriens sur leur population totale. Traditionnellement connus comme pays d’émigration, le Liban, la Jordanie et la Turquie sont devenus des espaces d’installation et de transit pour les migrants économique et forcé. Les migrations sont déclenchées par les opportunités et les contraintes à l’échelle régionale et nationale, mais elles sont aussi façonnées par les stratégies propres aux migrants, leurs aspirations et leur possibilité en terme de ressource lié à leur inscription dans des réseaux locaux et familiaux. Les migrations économiques contemporaines comme les mouvements de réfugiés peuvent seulement être compris à la lumière de deux contextes corrélés : les dynamiques de fortes mobilités impliquant des migrations transfrontalières et l’existence de réseaux transnationaux bien établis et des diasporas plus ou moins structurées.

Objectifs
L’objectif du programme de recherche LAJEH (réfugié en arabe)est d’approfondir la connaissance sur les migrations forcées au Moyen-Orient, en analysant les flux actuels de réfugiés dans leur contexte historique et régional. A partir d’une approche multidisciplinaire et empirique, ce projet analyse l’implication des migrations forcées sur les pays d’accueil et la façon dont ceux-ci y réponde. Ce projet de recherche se concentrera sur les réfugiés enregistrés mais aussi sur l’ensemble des groupes de déplacés et de migrants affectés par les conflits et leurs conséquences. Trois axes de recherche complémentaires seront développés : les conditions d’intégration des migrants forcés dans l’économie des pays d’accueil, le développement de réseaux de solidarité entre migrants à un niveau local, régional et national, et les conséquences des déplacements forcés sur la fabrique du politique dans les pays d’accueil. Les crises politiques et conflits répétés continuent de générer de large flux de migrant. Le Moyen-Orient accueille aujourd’hui une des plus importantes population de réfugiés dans le monde (Palestiniens, Syriens et Irakiens), alors que la majorité des pays d’accueil (l’exception de la Turquie) ne sont pas signataires de la Convention de Genève de 1951.
Les conséquences des migrations de masse en Jordanie, au Liban et en Turquie seront analysées à différentes échelles. La plupart des études disponibles ont abordé les effets macroéconomiques des migrations de masse sur les sociétés d’accueil (marché du travail, infrastructures, services publics, etc.). Tout en tenant compte des phénomènes migratoires aux échelles régionales et nationales, ce programme de recherche se concentrera plutôt sur les effets locaux de la migration dans les villes, les villages et les zones frontalières, et plus particulièrement sur les espaces à population mixte. Cette approche va nous permettre d’analyser la façon dont les politiques nationales sont mises en œuvre au niveau local. Elle permettra également d’examiner les stratégies d’adaptation adoptées les populations autochtones et les communautés migrantes déjà présentes face à de nouveaux flux de migrants forcés. Trois axes de recherches interconnectés seront développés : 1. économie et formes d’installation locales, 2. les réseaux de solidarité et 3. les systèmes politiques locaux et nationaux.

Coordinateur : Kamel Doraï (CNRS - DR Paris Michel Ange - Institut français du Proche-Orient)

Partenaires  :
CNRS DR12 - LEST Centre National de Recherche Scientifique Délégation Provence et Corse - Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail
Collège de France Collège de France - Chaire d’histoire contemporaine du monde arabe
CNRS - IIAC Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain
IMS - LAU Institute for Migration Studies, Lebanese American University
LARHRA CNRS Laboratoire de Recherche Historique Rhône-Alpes
CNRS - LISST Laboratoire Interdisciplinaire Solidarités, Sociétés, Territoires
CNRS DR12 - TELEMME Temps, Espaces, Langages, Europe Méridionale - Méditerranée

Financement Aide de l’ANR : 289 160 euros

Présentation : ANR

Page publiée le 22 septembre 2016, mise à jour le 13 octobre 2017