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Agence Nationale de la Recherche (France) 2013

MARGES : Marges et villes : entre exclusion et intégration. Cas méditerranéens

Marges Villes Méditerranée

Agence Nationale de la Recherche (France)

Titre : MARGES : Marges et villes : entre exclusion et intégration. Cas méditerranéens

Région : Méditerranée

Référence projet : ANR-12-INEG-0001

Date : Début et durée février 2013 - 36 mois

Programme ANR : Métamorphoses des sociétés. Inégalité - Inégalités. (INEG) 2012

Contexte
Placées au cœur des compétitions économiques internationales, les villes sont les lieux privilégiés des nouvelles formes d’accumulation du capital. Elles connaissent ainsi une aggravation des processus de marginalisation socio-spatiale. L’objectif de cette recherche est d’analyser les rapports subtils entre, ces processus portés par les acteurs urbains dominants, les politiques de traitement des marges et les stratégies d’intégration et de résistances des populations.

Objectifs
Le premier objectif s’appuie sur l’idée que les pouvoirs en place cherchant à accrocher les villes au système économique mondial et visant l’attraction des investissements étrangers ont engagé une mise aux normes des villes et des citadins, à travers une politique de reconquête des marges socio-spatiales (réhabilitations, rénovations, renouvellement, viabilisation, équipement et/ou transformation des quartiers non réglementaires au Sud et grands projets,) à l’origine de mobilités imposées et de nouvelles marginalisations socio-spatiales. Il s’agit de comprendre les mécanismes en jeu dans les processus de marginalisation socio-spatiale et de saisir les logiques des politiques publiques en direction des marges, sans omettre de comprendre le sens de leurs contradictions.
Le deuxième objectif se construit en opposition à l’idée tenace que les marges socio-spatiale sont les territoires de l’anomie sociale. Ici, l’analyse portera sur les pratiques et les représentations des populations qui y vivent et y travaillent et leurs rapports aux autres territoires. Il s’agira de mettre en évidence l’inventivité sociale de ces territoires, leurs ressources, les sociabilités qui s’y déploient et comment ces facteurs jouent dans leurs rapports avec le reste de la ville. Ainsi, les formes d’interdépendances des territoires marginalisés avec les autres lieux de la ville, les formes d’imbrication, les modes de franchissement et « d’effacement des frontières » (flux, activités, réseaux, etc.) permettront une analyse renouvelée des reconfigurations territoriales. Le projet postule qu’apparaissent de nouvelles territorialités, qui peuvent être décalées par rapport aux desseins des politiques publiques. Elles se construisent dans la confrontation entre, d’un côté, la territorialisation des populations marginalisées et assignées à un espace et, de l’autre, les actions urbaines initiées par les pouvoirs en place qui tentent de maîtriser la morphologie socio-spatiale de la ville

Coordinateur : NORA SEMMOUD (Equipe Monde Arabe et Méditerranée (EMAM) de l’UMR CItés, TERritoires, Environnement et Sociétés)

Financement Aide de l’ANR : 250 000 euros

Présentation : ANR

Page publiée le 23 septembre 2016, mise à jour le 23 novembre 2017