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1998

Projet agroforestier de lutte contre la désertification (Sénégal)

Sénégal

Titre : Projet agroforestier de lutte contre la désertification (Sénégal)

Pays : Sénégal

Durée : 1998 - 2005

Institution initiatrice : International Fund for Agricultural Development (IFAD)

Emprunteur : République du Sénégal

Organisme d’exécution : Ministère de l’environnement et de la protection de la nature

Zone d’intervention et Groupes cibles

Exactement comme l’avait fait le projet PAGF I, le présent projet portera sur les départements de Bambey et de Diourbel, qui ont une superficie totale de 2 662 km2 et une population de 491 900 habitants vivant dans 21 communautés rurales et 757 villages ; les villes principales sont Bambey et Diourbel. Cette zone est située au coeur du Bassin arachidier, à environ 150 km à l’est de la capitale, Dakar. Le climat est de type soudano-sahélien, chaud et sec, avec des températures comprises entre 22o et 38o. Les précipitations sont caractérisées par d’énormes fluctuations d’une année sur l’autre. Pendant la saison où elles se produisent, elles atteignent en moyenne 400 mm répartis sur 30 jours, mais accusent une tendance à la baisse. La région est plate, pratiquement sans relief. Les sols sont peu fertiles et souffrent de l’érosion provoquée par la pluie et les tempêtes de sable. La végétation est rare et peu diversifiée ; dans de nombreux endroits, la désertification a atteint un point critique. L’approvisionnement en eau est l’une des difficultés majeures auxquelles se heurte la population en raison de l’absence de ressources permanentes en eaux de surface. Pour ce qui est des eaux souterraines, la zone du projet dispose de quatre aquifères à des profondeurs et de qualité variables, qui pourraient être exploités dans certaines conditions. Dans de nombreuses parties de la région, le réseau routier est insuffisant et les zones de production n’ont pas de routes d’accès.
Le groupe cible du projet se compose d’environ 7 000 petits exploitants et des membres de leur famille qui vivent dans de petits villages et ont des exploitations de moins de 3 hectares. Les femmes et les jeunes représentent des groupes prioritaires au sein de ce groupe d’environ 70 000 personnes. Leurs revenus sont extrêmement bas (183 USD par personne) et, en règle générale, proviennent en partie des contributions en espèces envoyées par les membres de la famille qui ont émigré. Même ainsi, le revenu monétaire par personne dépasse rarement 29 USD et 57 USD par an respectivement pour les exploitations de 1,5 ha et de 3 ha (contre une moyenne d’environ 103 USD pour l’ensemble de la zone du projet)

Objectifs

Sur la base des enseignements et des résultats du projet PAGF I (paragraphe 6), le projet visera dans l’ensemble à engendrer un développement dynamique durable à l’échelon des villages en renforçant les capacités locales afin d’optimiser la mise en valeur des ressources naturelles et des ressources humaines disponibles. Afin d’atteindre cet objectif, des actions seront menées sur plusieurs fronts : protection et accroissement des ressources naturelles renouvelables ; amélioration de la sécurité alimentaire des ménages (par une augmentation de la production et des revenus) ; enfin, amélioration des conditions de vie (approvisionnement en eau, allégement de la charge de travail des femmes). Les objectifs spécifiques sont donc les suivants : • stabilisation et enrichissement de l’environnement ; • diversification des cultures et multiplication des boisements villageois ; et • augmentation des revenus et amélioration du bien-être des populations cibles.
Le projet portera sur la population cible dans 126 villages de la zone du projet et ses interventions auront un caractère strictement participatif. Lorsque les villageois auront réussi à adopter des mesures en matière d’agroforesterie, ils seront libres de décider des autres mesures éventuelles qu’ils souhaiteraient prendre avec l’appui du projet en les incorporant dans les plans de développement villageois. Les principales activités porteront probablement sur les domaines ci-après : approvisionnement en eau des villages ; pistes d’accès ; entrepôts villageois ; cultures maraîchères ; petit commerce ; enfin, petites activités de transport et de réparation. L’appui du projet à la réalisation de ces plans, qui devront être convenus dans un cadre contractuel, sera uniquement lié à : a) l’inclusion de mesures de sauvegarde de l’environnement, et b) la participation effective du groupe cible.

Informations financières
Coût total du projet : US$ 13.9 million
Montant du financement FIDA : US$ 8.2 million
West African Development Bank : US$ 2.0 million
Contribution de l’emprunteur : 2,79 millions de USD
Contribution des bénéficiaires : 950 000 USD

IFAD

Page publiée le 30 mai 2016, mise à jour le 1er août 2022