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Université de Paris-Nanterre (2000)

Organisations paysannes et sécurité alimentaire en Afrique sahélienne : rôles et enjeux des banques de céréales au Burkina Faso

Sanfo, Mamadou

Titre : Organisations paysannes et sécurité alimentaire en Afrique sahélienne : rôles et enjeux des banques de céréales au Burkina Faso >

Peasant farmer’s organisations and food security in sahelian africa : roles and challengers of cereal banks in Burkina Faso

Auteur : Sanfo, Mamadou

Université de soutenance : Université de Paris-Nanterre

Grade : Doctorat : Géographie 2000

Résumé
LES BANQUES DE CEREALES ONT ETE PERCUES COMME UNE REPONSE AU DYSFONCTIONNEMENT DES STRUCTURES PRIVEES DE COMMERCIALISATION DES GRAINS POUR ASSURER LA SECURITE ALIMENTAIRE DANS LES LOCALITES DEFICITAIRES, SOUTENIR LA PRODUCTION DANS LES LOCALITES GENERALEMENT EXCEDENTAIRES, AMELIORER LES REVENUS PAYSANS ET FAVORISER A LONG TERME L’AUTO-PROMOTION DU MONDE RURAL. DE 1974 A 1989, ENVIRON 1496 BANQUESDE CEREALES ONT ETE IMPLANTEES. AU TOTAL, L’ETUDE A PORTE SUR 359 BANQUES DE CEREALES, SUIVIES PAR 6 ORGANISMES, FINANCEES SELON DES CONDITIONS DIFFERENTES, IMPLANTEES DANS LES DEUX PRINCIPAUX TYPES DE ZONES AGRICOLES (LES ZONES EXCEDENTAIRES, ET LES ZONES DEFICITAIRES AU PLAN CEREALIER), ET GEREES PAR 6 UNIONS ET 11 GROUPEMENTS VILLAGEOIS. ELLE ETABLIT QUE LES ORGANISATIONS PAYSANNES MANQUENT DEPROFESSIONNALISME DANS LA COMMERCIALISATION. DE MULTIPLES PROBLEMES ORGANISATIONNELS LIMITENT LEUR CAPACITE OPERATIONNELLE A FAIRE FACE A LA NOUVELLE POLITIQUE CEREALIERE CARACTERISEE PAR LA LIBERALISATION DU MARCHE CEREALIER ET UNE REDUCTION CONSIDERABLE DES INTERVENTIONS DE L’ETAT DANS LA COMMERCIALISATION DES CEREALES. CES PROBLEMES S’EXPLIQUENT PAR LA CONFUSION DES ROLES SOCIAUX ET ECONOMIQUES CONFIES AUX BANQUES DE CEREALES PAR LES ORGANISMES D’APPUI ET DE FINANCEMENT. EN EFFET, LES BANQUES DE CEREALES DEVAIENT ASSUMER LES FONCTIONS NORMALES DE COMMERCIALISATION (COLLECTE, TRANSPORT, STOCKAGE ET VENTE), ET CELLES D’APPUI AUX POPULATIONS (LE CREDIT, L’AIDE AUX POPULATIONS INSOLVABLES, LA PRATIQUE DES PRIX BAS), QUI SONT, EN FAIT, DES SUBVENTIONS (DEGUISEES) A LA COMMERCIALISATION ET AL’ECONOMIE DES MENAGES. QUANT AUX ASPECTS ECONOMIQUES, FINANCIERS ET SOCIAUX, LES ENQUETES REVELENT QUE LES CONDITIONS DE CESSION (VENTE A CREDIT ET A DES PRIX PREFERENTIELS) PLUS ABORDABLES QUE CHEZ LES COMMERCANTS, L’INFLUENCE DES BC SUR LES VARIATIONS SAISONNIERES DES PRIX SUR LES MARCHES LOCAUX, PERMETTENT AUX ORGANISATIONS PAYSANNES D’AMELIORER L’ACCES DES POPULATIONS AUX CEREALES ET D’APPORTER DES SUBVENTIONS CACHEES A L’ECONOMIE RURALE. AUSSI, LES BC PRODUISENT-ELLES DES EFFETS SECURITAIRES, QUI SONT NON MARCHANTS OU DIFFICILEMENT QUANTIFIABLES : RENFORCEMENT DE LA CAPACITE DE NEGOCIATION DES PAYSANS VIS A VIS DES COMMERCANTS, PRESENCE D’UN STOCK DE SECURITE GRACE AUQUEL DES PAYSANS NE REDUISENT PAS LEUR RATION ALIMENTAIRE EN PERIODE DE SOUDURE. LES SUBVENTIONS ADDITIONNELLES QUE CELLES-CI PERCOIVENT.

Mots clés  : Céréales - Industrie et commerce - Agriculture - Associations - Burkina - Thèses - géographie rurale - élevage

Présentation : SUDOC - ABES

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Page publiée le 3 février 2004, mise à jour le 7 décembre 2017