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Centre National d’Études Agronomiques des Régions Chaudes (CNEARC) 2000

Réappropriation locale d’un système irrigué mis en place par l’État : le cas du périmètre de Manombo Andoharano (région Sud-Ouest de Madagascar)

DHIVER Vincent

Titre : Réappropriation locale d’un système irrigué mis en place par l’État : le cas du périmètre de Manombo Andoharano (région Sud-Ouest de Madagascar) .

Auteur : DHIVER Vincent

Etablissement de soutenance : Centre National d’Études Agronomiques des Régions Chaudes (CNEARC)

Diplôme : Mémoire ESAT 2. Diplôme d’Ingénieur en Agronomie Tropicale (DIAT) 2000

Résumé
Situé dans la région Sud-Ouest de Madagascar, le périmètre de Manombo Andoharano permettait d’irriguer en 1998 plus de 5 000 ha et de desservir autant d’usagers. Suite aux travaux réalisés dans le cadre du PPI-Sud (Programme Périmètres Irrigués), le débit dérivé en tête de réseau a pu être porté cette même année à 1800 l/s. Cependant, la ressource en eau restant largement inférieure aux besoins, l’irrigation gravitaire ne permet que de jouer un rôle d’appoint à des précipitations incertaines et mal réparties. La culture du riz a été interdite ; les cultures principales sont le coton, le maïs, le manioc et le pois du cap. En janvier 1999, une forte crue du fleuve a endommagé le barrage de prise, rendant le périmètre non fonctionnel. Construit en 1935 par l’administration française, en vue d’irriguer des concessions étrangères se trouvant en bout de réseau, le périmètre étudié se trouve sur le territoire de l’ethnie Masikoro. Les populations autochtones, en place depuis au moins trois siècles, en sont usagers depuis la conception du réseau. Plus tard, des villages d’installation récente ont été intégrés au périmètre, tels que ceux formés par les anciens ouvriers des concessions étrangères, d’ethnies Masikoro et Antandroy. Depuis sa création, le périmètre est resté sous la responsabilité de gestionnaires publics, qui ont autorisé son extension vers l’aval, ainsi que la création de nouvelles prises sur le canal primaire. Alors que l’extension des superficies cultivées se poursuivait, la physionomie des réseaux primaires et secondaires a été largement modifiée. La segmentation des mailles hydrauliques s’est opérée sur des bases familiales. En 1997, le PPI-Sud a mis en place 20 Associations d’Usagers de l’Eau (AUE), réunies au sein d’une fédération (FBE), en vue de transférer intégralement la gestion du périmètre de l’Etat à celles-ci. Nous avons collecté et analysé des éléments de diagnostic de l’organisation du réseau physique et de la gestion de l’eau, de 1935 à nos jours, à trois échelles d’étude (le périmètre, le village et la maille hydraulique), en tentant de répondre aux questions suivantes : • A quelle logique répond la segmentation des mailles hydrauliques ? • Quelles sont les unités de gestion de l’eau effectives ? correspondent-elles aux nouvelles institutions d’usagers mises en place en 1997 ? • Existe-t-il, à l’échelle du périmètre, une hiérarchie entre les villages ayants droits actuels ? • Au vu de ces résultats, comment améliorer la gestion du réseau primaire ?

Mots-clés : irrigation d’appoint, gestion de l’eau, maille hydraulique, autorité publique, association d’usagers, transfert de gestion.

Lien vers le document source : Catalogue des résumés des mémoires de stage des étudiants du CNEARC (2000)

Page publiée le 28 mai 2017, mise à jour le 16 décembre 2017