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Université Cheikh Anta Diop (UCAD) 2014

Etude de la variabilité morphologique et taxonomie des morphotypes chez le Karité (Vitellaria paradoxa C.F. Gaertn sous-espèce paradoxa, Sapotaceae) dans la région du Mandoul au Tchad

DJEKOTA, Christophe Ngarmari

Titre : Etude de la variabilité morphologique et taxonomie des morphotypes chez le Karité (Vitellaria paradoxa C.F. Gaertn sous-espèce paradoxa, Sapotaceae) dans la région du Mandoul au Tchad

Auteur : DJEKOTA, Christophe Ngarmari

Université de soutenance : Université Cheikh Anta Diop (UCAD)

Grade : Doctorat 2014

Résumé
Vitellaria paradoxa subsp. paradoxa (Sapotaceae) communément appelé karité est un arbre à usages multiples dans les communautés africaines et son beurre est commercialisé à l’échelle locale et internationale. Dans la plupart des pays où le karité pousse naturellement, il est noté une relative diversité infra spécifique qui complique l‟identification des différents taxons. Ainsi, la présente étude a été réalisée dans 3 sites (Matekaga , Kemkian et Kol ) situés dans la région du Mandoul au Sud du Tchad pour contribuer à l’amélioration de la connaissance de cette espèce. Les objectifs spécifiques sont de  : i) préciser les caractères macro et micro morphologiques qui permettent de mieux différencier les morphotypes  ; ii) ressortir les affinités entre les morphotypes  ; iii) proposer une clé de détermination. Cette étude a utilisé la méthode du quadrat centré sur un point . Dans les quadrats installés le long des transects, les caractères des organes végétatifs et reproducteurs sont répertoriés sur 240 arbres à karité choisis de façon aléatoire. L’étude macro morphologique a montré que les caractères qualitatifs sont pertinents mais sont peu variables entre les 3 sites et que les descripteurs quantitatifs du fruit et de la graine sont plus importants dans la description macro morphologique. L‟étude micro morphologique a montré que  : 1 -les poils épidermiques sont pluricellulaire s simple s chez tous les morphotypes étudiés, 2 -la densité stomatique moyenne est de 362,8 st/mm² chez le karité  ; 3 -les stomates sont anomocytiques périgènes et  ;4 - la densité stomatique par unité de surface varie d’un morphotype. L‟ACP et la CHA réalisées sur la matrice des variables qualitatives et quantitatives ont confirmé l’existence des morphotypes déjà signalés par les précédente s études ethno - variétales. En outre, l’étude des affinités entre les morphotypes a mis en évidence 4 sous-groupes qui correspondraient à 4 morphotypes décrits par les populations locales. En effet, le sous-groupe I correspondait à Mbabéte, le sous-groupe II à Ngoïtokoro, le sous-groupe III à Kiankos, le sous- groupe IV à Meingré. Ainsi, les morphotypes Bogrombaye et Komane ne semblent appartenir de façon inéquivoque à aucun des 4 sous- groupes. De tels résultats constituent un préalable pour la domestication de cette espèce et dans un objectif de sa gestion durable.

Mots clés : Karité Vitellaria paradoxa C.F. Gaertn sous-espèce paradoxa Sapotaceae

Version intégrale (Bibliothèque numérique UCAD)

Page publiée le 21 octobre 2016, mise à jour le 6 décembre 2018