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Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) 2013

Élaboration d’un modèle de bilan d’eau du barrage de Boura au Burkina Faso

BADAOUI Salim Abdelrahim

Titre : Élaboration d’un modèle de bilan d’eau du barrage de Boura au Burkina Faso

Auteur : BADAOUI Salim Abdelrahim

Etablissement de soutenance : Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE)

Grade : Master d’Ingénierie Infrastructures et Réseaux Hydrauliques 2013

Résumé

Situé dans la région du Centre-Ouest du Burkina Faso et d’un volume d’environ 4,2 millions m3 à la côte du plan d’eau normal à la date de sa construction en 1983, le barrage hydro-agricole de Boura est un ouvrage utilisé principalement à des fins agricoles. En effet, étant le seul point d’eau permanent de cette localité, il représente un atout majeur pour les populations dans le sens de la sécurisation alimentaire. Il est exploité aussi bien en période hivernale qu’en période sèche et une bonne gestion de cette ressource devient une priorité, sachant que le barrage est exploité à des fins multiples. C’est ainsi que cette présente recherche a été initiée dans le cadre du projet de recherche « Challenge Program on Water and Food » du bassin de la Volta. L’étude vise comme objectif principal de contribuer à élaborer un modèle de bilan d’eau du barrage de Boura. La démarche suivie consiste à établir le bilan hydrique de la retenue, sur la période de suivi (avril 2012-mars 2013), correspondant à deux périodes (contre-saison et hivernage). La mise en œœuvre du modèle a été marquée par l’absence de données, telles que les apports du bassin et les infiltrations, qui ont alors été estimées lors de la fermeture du bilan. Les résultats obtenus dans le cadre de cette étude confirment le caractère pérenne de la retenue car à la fin de la période de suivi, il subsiste un volume important pouvant permettre la conduite des activités. En effet, ils indiquent que pour une précipitation directe de 1 130 mm sur la retenue durant la période d’étude correspondant à 1,3.106 m3 et pour une évaporation de 1 802 mm correspondant à 2,1.106 m3, les déversements avoisinent 143% (6.106 m3) du volume du barrage, les prélèvements globaux 38,1% (1,6.106 m3) et les apports (12.106 m3) proches du double du volume déversé. Le besoin brut en eau d’irrigation (744 276 m3) ne vaut qu’environ 50% de l’eau effectivement prélevée à cet effet, qui avoisine 1,5.106 m3. Par ailleurs, l’étude montre, contrairement aux hypothèses de départ, la présence d’infiltrations non négligeables (estimées à 80 328 m3 durant le mois de novembre) ; et enfin, un volume exploitable à la fin de la saison sèche quasiment de 1,2.106 m3.

Présentation du mémoire (2iE)

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Page publiée le 21 septembre 2016