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Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) 1998

Etude de l’envasement des barrages au Burkina Faso : étude de cas

KARAMBIRI Harouna

Titre : Etude de l’envasement des barrages au Burkina Faso : étude de cas

Auteur : KARAMBIRI Harouna

Etablissement de soutenance : Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE)

Grade : Master d’ingénierie Infrastructures et Réseaux Hydrauliques 1998

Résumé
Le Burkina Faso, pays sahélien, vit aujourd’hui, tout comme les autres pays de la sous région, une situation critique de manque d’eau consécutive à la baisse de la pluviométrie. Les barrages de retenue d’eau réalisés pour la mobilisation des eaux de surface connaissent non seulement des problèmes de remplissage, mais aussi d’envasement.
Cet envasement est lié principalement à l’érosion sur le bassin versant qui peut être d’origine éolienne, géologique, hydrique ou anthropique. Les deux dernières étant les formes les plus importantes et fréquentes au Burkina Faso. Elles ont pour facteurs : la pluie, la nature des sols, le couvert végétal, la pente et les activités humaines (techniques culturales, déforestation, etc..).
Les matériaux arrachés sur le bassin versant sont transportés par reptation (pour les gros grains), par saltation (pour les petits et moyens grains) et par suspension (pour les colloïdes ou poussières) jusque dans la retenue. Les cailloux, les sables fins et grossiers se déposent à l’entrée du barrage formant un delta ; alors que les matériaux très fins sont soit déposés au fond, soit évacués par le déversoir.
Les conséquences de la sédimentation sont multiples et variées. Les plus importantes sont : * La perte de capacité des barrages, ce qui entraîne des pénuries d’eau et des baisses de rendements agricoles. * Les dépôts dans les conduites d’alimentation en eau, le colmatage des injecteurs d’irrigation et des échangeurs thermiques industriels. * La perturbation du fonctionnement des stations de pompage et de traitement.

Les moyens de lutte sont curatifs et préventifs. Ils ne résolvent pas entièrement le problème de la sédimentation, mais ne font qu’en retarder l’échéance. Ils sont parfois onéreux et difficiles à mettre en place. La présente étude de cas porte sur les barrages de Gouinré, Nagréongo, Ouaga n°2, Salbisgo et Thiou ; et se propose de déterminer l’ampleur de l’envasement dans ces retenues ainsi que les paramètres importants à prendre en compte.

Présentation du mémoire (2iE)

Version intégrale

Page publiée le 5 décembre 2016, mise à jour le 8 décembre 2016