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Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) 1998

Approche participative pour la réalisation de puits villageois par le Projet Tarka dans les arrondissements de Madoua et de Bouza : diagnostic et Propositions

MAHAMANE Illiassou

Titre : Approche participative pour la réalisation de puits villageois par le Projet Tarka dans les arrondissements de Madoua et de Bouza : diagnostic et Propositions

Auteur : MAHAMANE Illiassou

Etablissement de soutenance : Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE)

Grade : Master d’Ingénierie Eau 1998

Résumé

L’approvisionnement en eau potable demeure une préoccupation majeure pour les villages qui ne peuvent pas bénéficier des actions du PBVT en matière d’équipements. Le programme puits a été élaboré par le projet pour répondre aux besoins en eau de ces villages. Ce programme, initié par le projet PBVT et financé par la Commission Européenne, prévoit la réalisation de 50 puits bétonnés par une approche participative.

Cette approche se résume à : * le projet finance les matériaux (fer et ciment), la location du matériel, la main d’œuvre spécialisée et le transport depuis la carrière jusqu’au chantier des autres matériaux (gravier, sable et pierre) ; * les villages cibles assurent le ramassage des matériaux (sable, gravier et pierres), la main d’œuvre locale et apportent leur contribution financière au titre d’apport personnel.

En outre ces villages doivent constituer un fond de maintenance par puits qui doit être géré par un comité de gestion de points d’eau. L’état des lieux du programme permet de constater que : * en matière de travaux : 42% de puits sont cuvelés et attendent une mise en eau, 30% de puits sont en cours de cuvelage et 28% n’ont pas encore débuté. * en matière d’investissements : sur un échantillon de 20 puits cuvelés sans la mise en eau (10 par arrond.), le coût moyen d’un puits est de 1,4 millions Fcfa ; ce qui représente à peu près la moitié des prévisions (2,6 millions Fcfa).

Les recommandations que nous retenons pour améliorer le programme puits se présentent à deux niveaux : * au niveau réalisation de travaux : Pour aboutir à un meilleur assainissement du point d’eau, le programme pourrait d’une part construire une clôture et des abreuvoirs autour du puits et d’autre part améliorer le système d’exhaure (la corde peut-être source de transmission de maladies hydriques). * au niveau approche participative : L’existence d’autres méthodes participatives (SARAR, GRAAP) et à travers des échanges d’expériences ou de stages, le programme peut trouver un moyen favorable pour améliorer ses actions. Ensuite pour les phases suivantes du programme puits, une étude d’impact sur l’environnement doit être menée pour non seulement apprécier et mesurer l’impact du puits sur son environnement mais aussi pouvoir réorganiser les actions du programme.

Présentation du mémoire (2iE)

Version intégrale

Page publiée le 10 novembre 2016