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Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) 2014

Risques environnementaux et sanitaires sur les sites d’orpaillage au Burkina Faso : cycle de vie des principaux polluants et perceptions des orpailleurs (cas du site Zougnazagmligne dans la commune rurale de Bouroum, région du centre-nord)

ROAMBA Joël

Titre : Risques environnementaux et sanitaires sur les sites d’orpaillage au Burkina Faso : cycle de vie des principaux polluants et perceptions des orpailleurs (cas du site Zougnazagmligne dans la commune rurale de Bouroum, région du centre-nord)

Auteur : ROAMBA Joël

Etablissement de soutenance : Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE)

Grade : Master Ingénierie Eau et Assainissement 2014

Résumé

Le Burkina Faso connait ces dernières décennies un développement progressif du secteur minier avec pour conséquence directe le passage de l’or à la première place des produits d’exportation depuis 2009. Ce secteur est caractérisé par la coexistence de l’exploitation industrielle et de l’exploitation artisanale ou orpaillage. L’orpaillage se fait sur plus de 800 sites répartis sur le territoire national. En 2011, il occupait plus de 850 000 personnes issues généralement des zones rurales. C’est la principale activité de ces populations en saison sèche et il contribue fortement aux budgets communaux. Par ailleurs, il implique l’utilisation de produits chimiques toxiques tels que le mercure et le cyanure. Cette étude menée sur le site Zougnazagmligne dans la commune de Bouroum dans le Centre Nord consiste à contribuer à la maîtrise des risques environnementaux et sanitaires liés à l’utilisation des produits chimiques toxiques par les orpailleurs. Pour l’atteinte de cet objectif, des entretiens, des enquêtes et des observations ont été faites en vue de quantifier le flux de produits chimiques et d’avoir les formes de perceptions des orpailleurs sur les risques qu’ils encourent. En outre, des échantillons d’eau et de sol ont été prélevés pour évaluer leur teneur en mercure et en cyanure.
Il ressort de cette étude que le mercure et le cyanure sont effectivement utilisés sur le site. Pour un sac de 50 Kg de farine de minerai lavé, une boule de 14,4 g de mercure métallique Hg° est utilisée et pour chaque opération de cyanuration, 1 Kg de cyanure de sodium (NaCN) est utilisé par bassin. Dans l’ensemble, 31,43% des populations sont conscientes qu’elles sont exposées à des risques d’intoxication aux vapeurs de mercure ou à l’ingestion du cyanure contrairement à 42,86% qui estiment que l’utilisation de ces produits ne constitue pas de danger pour la santé et pour l’environnement. Parmi ceux qui sont conscients, 27% disent prendre des mesures de prévention des risques en portant des équipements de protection individuelle et 73% s’en remettent à Dieu comme protecteur suprême. Par ailleurs, les eaux de forage ont des concentrations de mercure dépassant la norme de consommation recommandé par l’OMS. Ces eaux sont également contaminées par le cyanure. Les sols sont aussi affectés par ces polluants mais avec des concentrations ne dépassant les normes de mise en culture en dehors des stériles issus de la cyanuration.

Présentation du mémoire (2iE)

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Page publiée le 18 septembre 2016