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Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB) 2010

Etude de la dynamique des systèmes agraires en zones cotonnières du Burkina Faso : cas du village de Koumana (Boucle du Mouhoun)

Barro, Moussa

Titre : Etude de la dynamique des systèmes agraires en zones cotonnières du Burkina Faso : cas du village de Koumana (Boucle du Mouhoun)

Auteur : Barro, Moussa

Université de soutenance : Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB)

Grade : Ingénieur en Vulgarisation Agricole 2010

Résumé
Ce diagnostic agraire est réalisé dans l’ancien bassin cotonnier du Burkina Faso, au niveau de la boucle du Mouhoun, dans le finage villageois de Koumana. Cette étude est commanditée par l’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina (UNPCB). Elle a pour but de comprendre l’évolution des systèmes agraires qui permet d’expliquer les systèmes de production actuels dans le finage villageois de Koumana afin de mieux orienter d’éventuels projets de développement à l’endroit des agriculteurs. La démarche suivie est pluridisciplinaire et systémique, elle s’articule en quatre grandes étapes à savoir : la lecture du paysage, l’analyse de l’histoire agraire, l’analyse des systèmes de culture et d’élevage dont la combinaison donne les systèmes de production et enfin la modélisation économique de ces systèmes de production.
Jadis occupé par les Bwaba (autochtones), l’histoire de Koumana a connu des tournants décisifs au cours de la deuxième moitié du XXème siècle. Suite à la grande sécheresse de 1973, le village accueille de grandes vagues de migrants venues du plateau central et du Nord. D’une agriculture de subsistance basée sur abattis brûlis avec plusieurs années de friche, les systèmes de culture se sont diversifiés vers les années 1970 avec l’introduction du coton.
Grâce aux crédits agricoles et au capital accumulé par la culture de coton certaines familles on pu acquérir la traction animale et investir éventuellement dans l’achat de bovins de parcours. Les surfaces cultivables augmentent et en moins d’un quart de siècle toutes les terres du finage sont fixées à l’exception des escarpements qui servent de zones de parcours pour les animaux. La durée de la jachère se réduit, les familles disposant des terres de bas fond et d’une main d’œuvre importante ont diversifié leurs cultures en intégrant le maraîchage, les cultures fruitières et le taro qui sont des spéculations à haute valeurs ajoutés et à consommations intermédiaires réduites.
En raison des contraintes socio-économiques et démographiques les producteurs ont adopté un nouveau mode de gestion des terres basé sur la culture continue et un transfert de fertilité sous forme de biomasse végétale ou de fumier depuis une dizaine d’années. Ce mode de gestion est fortement conditionné par la possession d’une charrette pour le transport du fumier et un élevage conséquent. Les exploitations se différencient en huit catégories : les plus riches sont celles qui sont plus diversifiées et disposant d’une main d’œuvre importante et les plus faiblement diversifiées avec peu de main d’œuvre et d’équipements vivent difficilement au dessus du seuil de survie

Mots clés : agriculture, systèmes de culture, fertilité, jachère, exploitations agricoles, systèmes d’élevag

Version intégrale de la thèse

Page publiée le 14 décembre 2016