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Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) 1996

Etude d’accompagnement à la mobilisation et à la gestion de l’eau pour l’irrigation informelle dans la vallée du Kou

DJIBO Niandou

Titre : Etude d’accompagnement à la mobilisation et à la gestion de l’eau pour l’irrigation informelle dans la vallée du Kou

Auteur : DJIBO Niandou

Etablissement de soutenance : Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE)

Grade : Master d’Ingénierie Eau 1996

Résumé

L’irrigation informelle occupe une place importante dans la vallée du Kou, avec pour principale ressource en eau la rivière du Kou. En amont de la prise de Diaradougou, les besoins en eau sont totalement satisfaits. Mais la mobilisation et la gestion de l’eau laissent à désirer.
Le prélèvement est assuré par : Des motopompes dont les débits supérieurs à 15 l/s sont difficilement manipulables, occasionnant beaucoup de pertes d’eau ; des ouvrages de fortunes aménagés dans le côté convexe des berges de la rivière (prise directe en rivière), pour lesquels un volume important d’eau est perdu chaque année (0.4*106 m3).
L’eau est apportée en tête de parcelle chaque semaine, dans des réseaux d’irrigation gravitaire dont l’efficience de distribution (Ed) varie de 6,4 % pour l’irrigation à partir des prises directes en rivière, à 55,5 % pour l’irrigation à l’aide de motopompes. Les pertes d’eau dans ces réseaux, varient respectivement de 386142 m3/ha à 1900 m3/ha à l’échelle de l’année. A ces pertes d’eau, s’ajoutent celles par percolation dans les parcelles irriguées qui s’élèvent à : • 16033 m3/ha pour l’irrigation gravitaire, avec une efficience d’irrigation à la parcelle de 54,7 %. • 1500 m3/ha pour l’irrigation sémi-gravitaire, dont l’efficience d’irrigation à la parcelle vaut 37.4 %. _ Ces différentes pertes, s’infiltrent pour rehausser le niveau de la nappe phréatique, qui affleure à certains endroits. On envisage des solutions pour pallier à ce gaspillage d’eau. C’est ainsi que : * les canaux sont revêtus par du plastique, qui augmente l’efficience de distribution à 80 %. ; * des calendriers d’irrigation et la dose nette d’irrigation sont proposés pour augmenter l’efficience d’irrigation à la parcelle à 90 %. Les 10 % du volume d’eau apporté servent à lessiver les sels éventuels en profondeur ; * des ouvrages en maçonnerie, munis de vannes manuelles, sont aménagés au niveau des prises directes en rivière ; * un réseau de colature est prévu pour abaisser le niveau de la nappe au-delà du système racinaire des spéculations et assainir les parcelles des eaux supplémentaires apportées par fausse manœuvre.
Pour renforcer ces solutions, des recommandations sont formulées pour : * améliorer de plus l’efficience du réseau d’irrigation, en le revêtant de terre cuite, après expérimentation. ; * protéger les berges au niveau des prises à l’aide de gabion, régulariser le débit dans les prises en aménagement un seuil déversant à l’aval. Ceux-ci nécessitent au préalable de relever les caractéristiques topographiques ; * former les exploitants à tracer de bon réseau d’irrigation, à mobiliser et apporter à la parcelle, le volume d’eau nécessaire à chaque spéculation donnée, par des stages dans des champs pilotes.

Présentation du mémoire (2iE)

Version intégrale

Page publiée le 4 décembre 2016