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Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) 1997

Etude prévisionnelle de l’utilisation des ressources en eau (Cas de Pourra)

KAMDEM Jean

Titre : Etude prévisionnelle de l’utilisation des ressources en eau (Cas de Pourra)

Auteur : KAMDEM Jean

Etablissement de soutenance : Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE)

Grade : Master d’Ingénierie Eau 1997

Résumé
L’étude prévisionnelle de l’utilisation des ressources en eau de Pourra consiste en l’estimation de ses potentialités en eau souterraine et de surface afin de prévoir leur répartition à moyen terme dans les différentes utilisations.
Si les ressources en eau souterraine ne représentent que 0.6% de l’eau sur terre, leur mauvaise répartition affecte durement les pays sahéliens. Au Burkina Faso le phénomène est d’autant plus préoccupant que nombreux sont les cours d’eau qui tarissent annuellement pendant longtemps. Considérées ici comme la recharge des nappes, ces ressources constituent 5 à 15 mm pour une pluviométrie annuelle moyenne de 658 mm. En 2010, les besoins en AEP de Pourra et environs passeront à peine à 10% de cette recharge. Mais il ne faut pas perdre de vue les difficultés rencontrées dans son estimation. Les ressources ainsi chiffrées ne sont qu’un ordre de grandeur car la discontinuité des nappes en zone de socle, la méconnaissance des caractéristiques des différents aquifères rendent cette estimation malaisée. Localement, en hydraulique villageoise, les débits prélevés varient de 0.7 à rarement plus de 10 m3/h avec des taux de succès compris entre 20 et 80%. Il faudra encore quatre forages positifs pour combler le déficit, 40 m3/j, en AEP de Pourra à l’échéance 2010, Afin d’éviter la consommation des eaux polluées de surface, les implantations de ces nouveaux points d’eau devront être plus proches des habitations. Si l’opération s’avérait impossible alors le recours aux constructions des puits modernes captant la nappe phréatique à l’aval du barrage est inéluctable. Mais une grande attention sera portée à la qualité de ces eaux. Les besoins pastoraux et agricoles pourraient être satisfaits par la retenue si sa capacité était augmentée de 50% de son volume actuel qui est de 300 000 m3. L’opération est techniquement réalisable : en année décennale sèche, un volume de 1.5 millions de m3 d’eau de surface transite à l’exutoire du bassin versant. Le scénario 2 en donne les principaux atouts économiques qui riment avec son environnement.
L’amélioration des conditions de vie à Pourra et dans les localités voisines passe par la réhabilitation de leur unique barrage.

Présentation du mémoire (2iE)

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Page publiée le 17 mars 2017