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Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB) 2007

Evaluation de la vulgarisation de l’utilisation des mottes de terre pour la production des plants dans treize pépinières villageoises du Burkina Faso

Sama, Isidore

Titre : Evaluation de la vulgarisation de l’utilisation des mottes de terre pour la production des plants dans treize pépinières villageoises du Burkina Faso

Auteur : Sama, Isidore

Université de soutenance : Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB)

Grade : Ingénieur du Développement Rural 2007

Résumé

Le Centre National de Semences Forestières (CNSF) a mis au point la technique de production de plants en mottes de terre à partir de 1992. Cette dernière devait résoudre les problèmes d’acquisition d’intrants des pépinières villageoises et leur permettre de tendre vers une autonomie de gestion. Elle devait également les aider à disposer de plants chaque année pour les besoins de reboisement de leur zone, diminuer le prix des plants et contribuer à la lutte contre la pollution des sachets plastiques. Des partenaires de développement rural et des producteurs ont adhéré au principe. C’est ainsi qu’à partir de 1997, en collaboration avec le Plan International (actuel Plan Burkina), le CNSF a introduit les mottes de terre dans des pépinières villageoises. En 2000, le PS/CES/AGF (devenu PDRD) a emboîté le pas. Treize (13) pépinières au total ont été touchées à cet effet. Ces pépinières constituent notre zone d’étude. Elles sont inégalement réparties dans dix (10) départements, sept (07) provinces et trois (03) régions administratives du Burkina Faso. Depuis lors, il n’y a pas eu d’évaluation. Des enquêtes de terrain ont été réalisées dans le cadre de cette étude. Les investigations se sont déroulées depuis le CNSF, aux pépiniéristes en passant par les agents forestiers actuellement en poste dans la zone d’introduction de la technique. Le constat est que la production des plants en mottes de terre serait une innovation modificative. La vulgarisation a été de type formatif ou éducatif. L’approche de vulgarisation a été de type « techniciste » assortie d’un système d’encadrement rapproché. Il est ressorti que la technique n’a pas été adoptée, car elle n’est plus pratiquée. Par conséquent, elle n’est pas vulgarisée dans la zone d’étude. Des facteurs défavorables ont influencé cette vulgarisation. On peut citer entre autre l’inadaptation de la technique à certaines zones, la difficulté de mise en œuvre de la technique, l’insuffisance dans l’approche de vulgarisation, la déficience de connaissance de la technique au niveau des acteurs etc. La perception de tous les acteurs de vulgarisation a été prise en compte dans l’étude. Des atouts (économiques et écologiques) ont été indexés à la technique comme des impacts recherchés. Ce qui prévaut un regain d’intérêts pour la persistance de sa vulgarisation en milieu paysan sous des allégations conditionnelles. Néanmoins, l’aspect diminution du prix du plant dans les pépinières villageoises par les mottes de terre reste à vérifier. Somme toute, des propositions et des recommandations ont été faites dans la perspective de la production des plants avec les mottes de terre en milieu rural.

Mots clés : évaluation, mottes de terre, pépinière villageoise, vulgarisation

Lien vers la version intégrale de la thèse (Site Université)

Page publiée le 6 octobre 2016