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Master
Burkina Faso
1998
Evaluation de la gestion des déchets occasionnés par les activités commerciales et artisanales dans les marchés de la zone périurbaine de la ville de Ouagadougou
Titre : Evaluation de la gestion des déchets occasionnés par les activités commerciales et artisanales dans les marchés de la zone périurbaine de la ville de Ouagadougou
Auteur : LOUSSOUKOU Dieudonné
Etablissement de soutenance : Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE)
Grade : Master d’Ingénierie Environnement 1998
Résumé
La croissance démographique et l’exode rural massif des populations, dans les villes africaines, ont pour corollaires la naissance des quartiers spontanés et l’accroissement de la production des déchets.
Cette extension incontrôlée des villes n’obéit à aucun schéma directeur. Les zones périurbaines se caractérisent par l’insuffisance des voies d’accès, la non délimitation en zones fonctionnelles (habitations, industrielles, commerciales, portuaires,...), la promiscuité des différents types d’habitats (résidentiels, spontanés, immeubles), la cohabitation des personnes de niveaux de vie et de comportement socioculturel différents. Tout cela pose le problème de la stratification de la société urbaine africaine.
La gestion des déchets est souvent caractérisée par un manque de cadre réglementaire et institutionnelle ; une prédisposition à l’utilisation des technologies et techniques sophistiquées, coûteuses, non adaptées et non maîtrisées par les techniciens locaux ; l’absence d’une démarche scientifique fondée sur une bonne connaissance de la composition des déchets. Ces aspects limitent l’efficacité dans la gestion des déchets des villes africaines
Les populations, qui sont la source, mais également les victimes potentielles de l’impact des déchets, sont peu ou pas du tout sensibilisées sur les risques sanitaires et environnementaux qu’une mauvaise gestion de ceux-ci engendre. Elles se trouvent ainsi exposées aux multiples conséquences de cette mauvaise gestion. Cela se traduit par une passivité des populations face au problème de gestion des déchets.
Les Etats africains, dans la définition des priorités, relèguent la gestion des déchets au second plan. Cela se traduit par une absence de ligne budgétaire propre à la gestion des déchets, une mauvaise utilisation des crédits alloués à cette gestion, une absence de politique de financement, une non maîtrise des coûts de l’opération de gestion des déchets, des conflits de compétence entre administrations dans la gestion de ces déchets. La conséquence est l’insuffisance des moyens de gestion et le manque de coordination dans l’action de quelques acteurs de la gestion des déchets solides.
Enfin, les déchets apparaissent encore comme entièrement destinés à la décharge, les multiples procédés de valorisation échappent aux populations.
Page publiée le 31 octobre 2016