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Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB) 2012

Incidence des modes de gestion des fumures et des résidus sur la productivité des sols dans les savanes du Tchad

Naitormbaide, Michel

Titre : Incidence des modes de gestion des fumures et des résidus sur la productivité des sols dans les savanes du Tchad

Auteur : Naitormbaide, Michel

Université de soutenance  : Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB)

Grade : Doctorat en Développement Rural 2012

Résumé
La problématique de gestion de la fertilité des sols se pose sur l’ensemble du Tchad tout entier. Elle se résume à la question de savoir "comment assurer durablement les productions agricoles afin de satisfaire la demande alimentaire croissante de la population dans un contexte d’appauvrissement généralisé des sols ? Pour répondre à cette question, les sites de Tala1, Nguetté1 et Ndaba ont servi de cadre à l’étude. L’objectif de ce travail est d’étudier les effets des pratiques culturales et les incidences des modes de gestion des fumures et des résidus de culture sur la productivité des sols. Des diagnostics des exploitations agricoles et agronomiques des cultures ont été menés, puis, complétés par des essais agronomiques et des analyses bio-physico-chimiques des sols au laboratoire.
L’étude a montré que 37 pc des exploitations possèdent la traction animale. La matière organique (MO) et l’azote (N) constituent les éléments essentiels dans l’élaboration des rendements du sorgho et du mil, tandis que le phosphore (P) détermine celui de l’arachide. Les pratiques culturales se caractérisent par de faibles apports de fumures (100 à 280 kg ha-1 tous les 3 à 4 ans, de fumier, et de 25 à 75 kg ha-1 d’engrais minéraux) conduisant à des faibles teneurs des sols en MO (5,2 et 7,8 g kg-1) et à des faibles rendements des cultures (700 kg ha-1 de mil ou sorgho). Il a aussi été noté que l’application du fumier favorise l’exportation de l’N et du P des sols par les cultures. Il est donc indispensable de les restituer au sol à travers les apports organiques et minéraux. Après trois années d’exploitation des terres, le pH, la MO, le P, la capacité d’échange cationique, les bases échangeables et l’activité microbienne des sols ont sensiblement diminué. Cependant, on a noté que ces caractéristiques des sols ont été moins affectées si les fumures organiques et minérales sont appliquées conjointement aux cultures.
Cette pratique culturale induit des augmentations des rendements d’arachide, du mil et du sorgho de +15 ; +29 et +55 pc respectivement. Le Di-ammonium phosphate permet d’augmenter les rendements respectifs du mil et de l’arachide de +21 et +30 pc si la teneur en MO du sol est supérieure à 6 g kg-1. L’amélioration des teneurs des sols en MO est donc indispensable dans toute la zone des savanes tchadiennes. Pour ce faire, l’étude recommande une gestion intégrée du fumier, des résidus de culture et des jachères de courtes durées et à haut potentiel de production de biomasse dans les systèmes de production. L’application conjointe du fumier de bonne qualité et des engrais minéraux aux cultures est aussi un gage pour une production durable.

Mots clés : pratiques culturales, matière organique, engrais minéraux, jachères, résidus des cultures, fertilité des sols, rendements, savanes tchadiennes.

Version intégrale

Page publiée le 15 décembre 2016, mise à jour le 3 juillet 2017