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Université de Ouagadougou

La Symbiose mycorhizienne à arbuscules chez des espèces d’arbres : diversité des glomales, dépendance mycorhizienne, utilisation des phosphates naturels et tolérance à un stress hydrique

Guissou, Tiby Gilbert

Titre : La symbiose mycorhizienne à arbuscules chez des espèces ligneuses : diversité des -Glomales, dépendance. mycorhizienne-, utilisation des .phosphates naturels et tolérance a un stress hydrique

Auteur : GUISSOU Tiby Gilbert

Etablissement de soutenance : Université de Ouagadougou

Grade : DOCTEUR DE L’UNIVERSITE DE OUAGADOUGOU 2001

Résumé
Les champignons mycorhiziens à arbuscules (CMA) peuvent contribuer à améliorer la fertilité des sols, la croissance juvénile des espèces ligneuses même en situation de sécheresse. Cependant, la réponse des plants à l’endomycorhization peut varier suivant les espèces de CMA indigènes dont la diversité est très peu connue. C’est ainsi que des populations de spores de Glomales ont été récoltées et identifiées dans des sols de plantations d’Acacia holosericea à Gonsé et d’Acacia mangium à Dindéresso, respectivement dans les zones nord et sudsoudanienne du Burkina Faso. Les résultats montrent que la diversité et l’abondance relative des CMA sont plus importantes à Dindéresso qu’à Gonsé. Parmi les 10 espèces de CMA identifiées, plus de 80 % des spores appartiennent au genre Glomus et l’espèce G. aggregatum est la mieux représentée dans ces deux stations. Des cultures monosporales de G. aggregatum et G. manihotis, qui sont parmi les spores les plus viables, ont été obtenues pour servir d’inoculum dans nos expérimentations de mycorhization contrôlée en pépinière. L’efficacité de ces deux CMA identifiées au Burkina Faso a été comparée à celle de trois CMA de collection (Acaulospora spinosa. Glomus intraradices et Glomus mosseae) sur la croissance et la nutrition minérale de 13 espèces ligneuses (Adansonia digitata, Aftelia africana, Anacardium occidentale, Aphania senegalensis, Balanites aegyptiaca, Cordyla pinnata, Dialium guineense, Landolphia heudelotii, Parkia biglobosa, Saba senegalensis, Sclerocarya birrea, Tamarindus indica et Ziziphus mauritiana) cultivées dans des sols déficients en P assimilable. Les espèces A. spinosa, G. aggregatum et G. manihotis se sont révélées plus efficaces sur la croissance de Z. mauritiana, T indica et P. biglobosa. Z. mauritiana est l’arbre fruitier le plus dépendant des mycorhizes pour environ 77 %. G. mosseae est le champignon le moins infectifet le moins efficace. La dépendance mycorhizienne (DM) de P. biglobosa, T indica et Z. mauritiana est positivement corrélée à la longueur et la densité des poils absorbants, ce qui suggère que la morphologie du système racinaire de ces fruitiers n’est pas un indicateur de DM. Certains fruitiers comme T indica, D. guineense, P. biglobosa et C. pinnata ont une DM respectivement de 53 %, 44 %, 32 % et 28 % alors que A. digitata, S birrea, B. aegyptiaca, A. senegalensis et A. occidentale sont moins dépendants des CMA, S senegalensis, L. heudelotii et A. africana ne forment pas de mycorhizes à arbuscules et l’inoculation a eu un effet dépressifsur la croissance de A. africana. Le P est l’élément minéral qui contribue le plus à la croissance de ces espèces ligneuses mycorhizées. L’influence de l’acidité du sol sur la solubilisation du Burkina phosphate (BP) a été étudiée chez le jujubier (z. mauritiana), fruitier le plus dépendant des CMA. Les plants inoculés avec G. manihotis utilisent plus efficacement le BP comparés aux plants non mycorhizés. Ceci se traduit par une meilleure absorption du P qui est plus marquée lorsque le sol alcalin est acidifié avec de la tourbe. Pour une absorption maximale de P chez les jujubiers mycorhizés, il faut apporter une dose de BP de 0,62 g de Plkg de sol alcalin et seulement la moitié dans le même sol acidifié, Cette accumulation de P ne s’est cependant pas traduite par une augmentation de la biomasse totale des plants mycorhizés. Dans les cas, la DM des jujubiers diminue lorsque les doses de BP augmentent dans le sol. Des résultats comparables ont été également obtenus sur des jeunes plants de Faidherbia albida, Chez B. aegyptiaca, P. big !obosa, T indica et Z. mauritiana soumis à un stress hydrique contrôlé, G. aggregatum n’a pas amélioré l’efficience d’utilisation de l’eau et l’indice de résistance au stress de ces fruitiers, De plus, ces fruitiers mycorhizés ou non présentent des consommations en eau indépendantes de leur surface foliaire quel que soit le régime d’arrosage. Chez Z. mauritiana, le fruitier le plus dépendant de G. aggregatum, l’absorption de N, P, K et Mg est plus importante dans les conditions de stress hydrique sans incidence significative sur la résistance au stress hydrique et l’efficience de l’utilisation de l’eau des plants.

Mots clés : Champignons mycorhiziens à arbuscules, Arbres fruitiers, Dépendance mycorhizienne, Nutrition minérale, Phosphates naturels, Tolérance à un stress hydrique

Version intégrale

Page publiée le 21 octobre 2016, mise à jour le 2 décembre 2017