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Université de Ouagadougou

La Symbiose mycorhizienne à arbuscules chez des espèces d’arbres : diversité des glomales, dépendance mycorhizienne, utilisation des phosphates naturels et tolérance à un stress hydrique

Guissou, Tiby Gilbert

Titre : La Symbiose mycorhizienne à arbuscules chez des espèces d’arbres : diversité des glomales, dépendance mycorhizienne, utilisation des phosphates naturels et tolérance à un stress hydrique

Auteur : Guissou, Tiby Gilbert

Université de soutenance : Université de Ouagadougou

Grade : Docteur en Sciences Biologiques Appliquée

Résumé
La diversité et l’abondance relative des champignons mycorhiziens à arbuscules (CMA) sont plus importantes sous Acacia mangium en plantation à Dindéresso dans le Sud que sous Acacia holosericea en plantation à Gonsé dans le Nord du Burkina Faso. Parmi les dix espèces de CMA identifiées, plus de 80 % des spores appartiennent au genre Glomus. Des cultures monosporales de deux d’entre elles, Glomus aggregatum et Glomus manihotis, ont été obtenues et multipliées en pots pour servir d’inoculum dans nos expérimentations de mycorhization contrôlée.
L’efficacité de ces deux CMA a été comparée à celle de trois CMA de collection, Acaulospora spinosa, Glomus intraradices et Glomus mosseae, sur la croissance de Parkia biglobosa, Tamarindus indica et Zizyphus mauritiana. A. spinosa, G. aggregatum et G. manihotis se sont révélés les plus efficaces sur la croissance de P. biglobosa, T. indica et Z. mauritiana. Z. mauritiana est le fruitier le plus dépendant des mycorhizes pour environ 77 %. La dépendance mycorhiziennes (DM) de P. biglobosa, T. indica et Z. mauritiana est positivement corrélée avec la longueur et la densité des poils absorbants, ce qui suggère que ces derniers ne constituent pas une alternative pour l’alimentation minérale des trois fruitiers mycorhizés. La DM de ces trois fruitiers a été ensuite comparée avec celle de dix autres fruitiers, Adansonia digitata, Aftelia africana, Anacardium occidentale, Aphania senegalensis, Balanites aegyptiaca, Cordyla pinnata, Dialium guineensis, Landolphia heudelotii, Saba senegalensis et Sc/erocarya birrea, inoculés avec un CMA efficace (G. aggregatum) ou peu efficace (G. intraradices). Z. mauritiana demeure le fruitier le plus dépendant des mycorhizes. Certains fruitiers comme T. indica, D. guineensis, P. biglobosa et C. pinnata ont une DM respectivement de 53 %, 44%, 32 % et 28 % alors queA. digitata, S. birrea, B. aegyptiaca, A. senegalensis et A. occidentale sont moins dépendants des CMA. S. senegalensis, L. heudelotii et A. africana ne forment pas de mycorhizes à arbuscules et l’inoculation a un effet dépressif sur la croissance de A. africana. Le P est l’élément minéral qui contribue le plus à la croissance des fruitiers.
Les jujubiers (z. mauritiana) mycorhizés utilisent plus efficacement les phosphates naturels de Kodjari (PNK) comparés aux jujubiers non mycorhizés. Ceci se traduit par une meilleure absorption du P qui est plus marquée lorsque le sol alcalin est acidifié avec de la tourbe. Cette accumulation de P ne s’est cependant pas traduite par une augmentation de la biomasse totale des plants mycorhizés. Quoi qu’il en soit, la DM des jujubiers diminue lorsque les doses de PNK augmentent. Des résultats comparables ont été obtenus sur des jeunes plants de Faidherbia albida.
G. aggregatum n’améliore pas l’efficience d’utilisation de l’eau et l’indice de résistance à un stress hydrique chez les fruitiers B. aegyptiaca, P. biglobosa, T. indica et Z. mauritiana. De plus, ces fruitiers mycorhizés ou non présentent des consommations en eau indépendantes de leur surface foliaire quel que soit le régime d’arrosage. Chez Z. mauritiana, le fruitier le plus dépendant de G. aggregatum, l’absorption de N, P, K etMg est plus importante dans les conditions de stress hydrique sans incidence significative sur la résistance au stress hydrique et l’efficience de l’utilisation de l’eau des plants.

Mots clés : Champignons mycorhiziens à arbuscules, Arbres fruitiers, Dépendance mycorhizienne, Nutrition minérale, Phosphates naturels, Tolérance à un stress hydrique

Version intégrale

Page publiée le 21 octobre 2016, mise à jour le 3 juillet 2017