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Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB) 2012

Optimisation de la fertilisation azotée du maïs en culture pluviale dans l’Ouest du Burkina Faso : utilisation du modèle agronomique DSSAT

Bambara, Franck Abdel Aziz

Titre : Optimisation de la fertilisation azotée du maïs en culture pluviale dans l’Ouest du Burkina Faso : utilisation du modèle agronomique DSSAT

Auteur : Bambara, Franck Abdel Aziz

Université de soutenance : Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB)

Grade : Ingénieur du Développement Rural 2012

Résumé

Le maïs (Zea mays L.) est une céréale importante pour le Burkina Faso. Cependant, les rendements restent faibles. Pour optimiser la nutrition minérale du maïs en vue d’un accroissement des rendements, des combinaisons optimales d’engrais spécifiques aux zones agro écologiques ont été développées. La présente étude conduite dans la station de recherche INERA de BANFORA avait donc pour objectif global d’évaluer la performance des différentes formules d’engrais dans les conditions spécifiques du site d’étude. A cet effet, la variété de maïs Massongo de cycle intermédiaire a été retenue. Afin d’atteindre cet objectif, un dispositif expérimental en bloc Fisher composé de quatre (04) répétitions ayant chacune dix (l0) parcelles de 25m2 a été mis en place. Les traitements sont : TI=NOPOKO ; T2=NOPOKO+MO ; T3=N60PlOKI2 ; T4=N97P20K48 ; T5=NIIIP30K60 ; T6=N80P30K40 ; T7=N90P30K40 ; T8=N100P30K40 ; T9=NIlOP30K40 ; TlO=NI20P30K40. Le rendement et les composantes de rendement ont été analysés avec le logiciel de statistique général Genstat et l’évaluation des formules a été faite par le modèle agronomique DSSAT. Le rendement grain, la biomasse végétale, la biomasse totale ont été simulés par le modèle CERES-Maize de DSSAT v4.5. Ainsi une confrontation des résultats observés et ceux simulés a été réalisée. L’analyse statistique des données relatives au rendement et ses composantes ont montré que les options développées (T6, T7, T8, T9 et TI0) donnent de meilleurs résultats par rapport à la dose vulgarisée T3. La comparaison des données simulées avec celles observées traduisent des sous-estimations pour la biomasse totale et la biomasse végétale. Par contre, il a surestimé le rendement grain. Toutefois, la performance du modèle a été bonne pour la simulation des paramètres de rendements du maïs avec des Erreur moyenne normalisée de prédiction (NRMSE) comprises entre 10% et 23% et des coefficients de corrélation supérieur à 80%. L’analyse pluriannuelle sur une période de 32 ans, allant de 1980 à 2011 a montré que le traitement T6 (N80-P30-K40) représente la meilleure combinaison NPK pour une production du maïs et présentant moins de risque du point de vue variabilité climatique. De plus l’analyse stratégique et financière a également montré que le traitement T6 (N80P30K40) est la meilleure combinaison optimale en termes de revenu monétaire pour la production du maïs. En perspective, ces résultats demandent à être confirmés et vulgarisés par la suite. Les communautés notamment les chercheurs et les producteurs doivent s’approprier cet outil qui aide à des prises de décision.

Mots clés : Maïs, Fertilisation, DSSAT, variabilité climatique, Simulation, BANFORA.

Lien vers la version intégrale de la thèse (Site Université)

Page publiée le 5 octobre 2016