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Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) 2011

Etude de l’amélioration de la gestion de l’eau potable au niveau des consommateurs dans cinq villages de la province du Ganzourgou au Burkina Faso

GUEMNIN BOUTCHUENG Olivier

Titre : Etude de l’amélioration de la gestion de l’eau potable au niveau des consommateurs dans cinq villages de la province du Ganzourgou au Burkina Faso

Auteur : GUEMNIN BOUTCHUENG Olivier

Etablissement de soutenance : Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE)

Grade : Master Spécialisé WASH 2011

Résumé

Les maladies hydriques constituent la troisième cause de mortalité infantile dans le monde et spécialement au Burkina Faso où ce taux reste parmi les plus élevés de la planète. La construction de forages fait partie des efforts consentis par l’Etat et ses partenaires pour augmenter le taux d’accès à une eau de qualité. Les impacts positifs de cette entreprise sur la santé des populations restent négligeables. En l’absence de réseau de canalisations, l’approvisionnement en eau impose un déplacement régulier des femmes entre leur habitation et la source la plus proche. Ce type d’approvisionnement fait intervenir la notion de « chaîne de l’eau » constituée d’une phase de transport et de stockage. Par une caractérisation de la qualité physico-chimique et microbiologique le long de la « chaîne de l’eau » et la comparaison de ces résultats avec le comportement observé des villageois, la présente étude tend à dégager les comportements et sources de contamination, causes de la recrudescence des maladies hydriques dans les villages enquêtés. Sur le plan physico chimique, des concentrations en Nitrate, Fer, Chrome, cadmium, Nickel et Cuivre excédant les normes recommandées par l’OMS ont pu être observées au niveau de certaines sources. Sur le plan microbiologique c’est le stockage qui constitue le maillon faible de la chaine. Représentatif de la qualité de l’eau à disposition direct du consommateur, sa contamination par les matières fécales est probablement à l’origine du constat présenté précédemment. Le calcul d’une corrélation positive mais relativement faible entre la qualité des eaux et le comportement rapporté, peut avoir plusieurs explications. L’une serait l’occurrence de contamination accidentelle qui n’est pas maîtrisée ou alors le faible degré de confiance des réponses des populations à l’enquête sur le comportement face à l’hygiène te à la conservation de l’eau. Afin de diminuer les risques de contamination le long de la chaîne d’approvisionnement, il parait nécessaire d’envisager des solutions techniques. A ce sujet des récipients munis de robinet (« robinet vissé ») se révéleraient plus efficaces. En outre, si on veut une qualité OMS, une phase de traitement est dispensable.

Présentation du mémoire (2iE)

Version intégrale

Page publiée le 9 octobre 2016