Informations et ressources scientifiques
sur le développement des zones arides et semi-arides

Accueil du site → Doctorat → Burkina Faso → Réhabilitation d’écosystème forestier dégradé en zone soudanienne du Burkina Faso : impacts des dispositifs CES/DRS

Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB) 2012

Réhabilitation d’écosystème forestier dégradé en zone soudanienne du Burkina Faso : impacts des dispositifs CES/DRS

Yameogo Jérôme

Titre : Réhabilitation d’écosystème forestier dégradé en zone soudanienne du Burkina Faso : impacts des dispositifs CES/DRS

Auteur : Yameogo Jérôme

Université de soutenance : Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB)

Grade : Doctorat 2012

Résumé
La zone Sud-soudanienne du Burkina Faso, longtemps considérée comme zone d’abondance en ressources naturelles, connaît de plus en plus une dégradation sans précédent de ses ressources naturelles liée aux changements climatiques, à la croissance démographique, à la pression notable des migrants agriculteurs et pasteurs venu du nord du pays mais aussi à des pratiques agricoles inappropriées favorisant la dégradation des sols. Un test de réhabilitation des terres dégradées y a été mené en vue d’évaluer l’efficacité des techniques CES et d’envisager leur transfert. Les travaux ont été réalisés sur deux dispositifs en bloc Fisher complètement randomisé. Les paramètres chimiques (matière organique, azote, phosphore assimilable, potassium disponible et pH eau), les paramètres biologiques (intensité respiratoire, biomasse microbienne des sols), le coefficient d’infiltration, la croissance et le rendement du sorgho et la diversité floristique ont été évalués et utilisés comme indicateurs de la bonne santé du sol. Les principaux résultats issus de l’étude montrent que les techniques CES testées ont impacté positivement les différents paramètres évalués. Sur le dispositif forestier, la Matière Organique (MO) a enregistré des hausses de l’ordre de 2,3 gkg-1 à 6,8 gkg-1 dans les traitements comparés au T. Le Pa et le Kd ont également connu des hausses de 1,6 mgkg-1 à 25,13 mgkg-1 (Pa) et de 4,2 mgkg-1 à 216,96 mgkg-1 (Kd) dans les traitements par rapport au T. Sur le dispositif agroforestier, la quantité de CO2 dégagée dans le ZA est 2 fois plus élevée que celle du T. Quant à la biomasse microbienne, elle est de 5 fois celle du T. Dans le dispositif forestier, le ZF a induit une hausse significative du coefficient d’infiltration. Le ZA et le ZACP ont amélioré le développement du sorgho et ont permis d’obtenir des rendements grains respectivement 6 et 4 fois supérieurs au T en deuxième année d’aménagement. La richesse spécifique des ligneux a varié entre 2007 et 2010 de 19,51% dans le ZF, 37,5% dans le CP contre 8,33% dans le T. Pour les herbacées, le ZF a induit une hausse du nombre d’espèces de 2 fois supérieur au CP et au T dès la première année. De façon générale, on a noté une régression du nombre d’espèces annuelles et une augmentation progressive de celui des vivaces dans le ZF. Ce travail a ainsi prouvé que le zaï forestier et les cordons pierreux pourraient être appliqués en zone Sud-soudanienne pour réhabiliter les espaces forestiers, le zaï agricole et l’association zaï agricole et cordons pierreux pour gérer durablement les espaces agricoles

Mots clés : Caractérisation-Techniques CES-Sorghum bicolor-Fertilité-Infiltration Biodiversité

Version intégrale

Page publiée le 21 octobre 2016, mise à jour le 3 juillet 2017