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Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB) 1998

Systèmes d’alimentation et productivité des ovins Djallonké au sein des exploitations mixtes agriculture-élevage du plateau central

Some, N. Crepin

Titre : Systèmes d’alimentation et productivité des ovins Djallonké au sein des exploitations mixtes agriculture-élevage du plateau central

Auteur : Some, N. Crepin

Université de soutenance : Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB)

Grade : Ingénieur du Développement Rural 1998

Résumé
Deux essais ont été conduits dans cette étude dont l’objectif principal est la recherche de systèmes d’alimentation adéquats basés sur les ressources locales pour une bonne productivité des moutons Djallonké.
Le premier essai a pour but d’évaluer l’effet des blocs multinutritionnels sur la productivité des brebis, la survie et la croissance des agneaux. Pour ce faire, 120 brebis Djallonké ayant pour carrière reproductive une mise-bas au plus ont été réparties en huit (8) lots de 15 têtes chacun dont deux (2) lots témoins ; elles ont bénéficié de 7H de pâturage par jour. Les brebis des lots expérimentaux ont été complémentées avec des blocs multinutritionnels selon la saison. Ainsi les lots 1 et 5 ont bénéficié de blocs sans Burkina phosphate pendant la saison sèche froide tandis que les lots 2 et 6 recevaient les blocs incorporant le Burkina phosphate. Pendant la saison sèche chaude ce sont les lots 3 et 5 qui ont reçu les blocs sans Burkina phosphate alors que les lots 4 et 6 ont reçu les blocs avec le Burkina phosphate.
Le second essai tente d’évaluer les performances engendrées par l’utilisation des ressources alimentaires locales et une minimisation des coûts. A cet effet, 50 béliers mossi non castrés de 16 à 18 mois ont été repartis en 5 lots de 10 et chaque lot est soumis à l’une des rations suivantes pendant 12 semaines : 1= 40 % de paille de sorgho plus 60 % d’aliment" kibsa " Il =50,50% de paille de sorgho, 20% de tourteau de coton, 26% de gousses de Piliostigma reticulatum, 1% d’urée et 2,5% de pierre à lécher. . III =45,50% de paille de sorgho, 40% de fanes de niébé, 12% de gousses de Piliostigma reticulatum, 1% d’urée et 1,5% de pierre à lécher. IV =60% de foin de Pennisetum, 10% de tourteau de coton, 26% de gousses, 1,5% d’urée et 2,5% de pierre à lécher. V =54,50% de foin de Pennisetum, 30% de fanes de niébé, 12% de gousses, 1% d’urée et 2,5% de pierre à lécher.
L’analyse préliminaire des résultats de l’essai1 montre que les blocs multinutritionnels n’améliorent pas de façon significative (p » 5%) la teneur en N-NH3 du contenu rumenal des brebis (85,75 mg/l—113,75mg/l). Les résultats de l’essai2 montrent des GMQ allant de 5,059g (lot III) à 71, 030g (lot 1). Les résultats du lot 1sont significativement (p<5%)plus élevés que les autres. L’utilisation des gousses de Piliostigma reticulatum en association avec l’urée en particulier et celle des sources protéiques (kibsa) en général ont permis d’améliorer la teneur en N-NH3 du jus de rumen des béliers (171,89mg/l—253,56mg/l). L’étude indique que la substitution partielle ou totale des sources protéiques hors ferme par des sources protéiques locales a un effet négatif sur le rendement carcasse ; mais le bilan économique établi par ration et par animal est satisfaisant.

Mots clés : Djallonké ; systèmes d’alimentation ; blocs multinutritionnels. Mouton mossi ; GMQ ; gousses de Piliostigma reticulatum ; "aliments kibsa " ;

Version intégrale -> http://www.beep.ird.fr/collect/upb/...

Page publiée le 8 novembre 2016, mise à jour le 5 mars 2020