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Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) 2016

L’irrigation de complément à partir de petits bassins individuels en zone sahélienne burkinabè : impact sur la production des exploitations agricoles familiales

DOTO Vivien Chaim

Titre : L’irrigation de complément à partir de petits bassins individuels en zone sahélienne burkinabè : impact sur la production des exploitations agricoles familiales

Auteur : DOTO Vivien Chaim

Etablissement de soutenance : Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE)

Grade : Doctorat en Sciences et Technologies de l’Eau, de l’Energie et de l’Environnement 2016

Résumé
Cette étude a été menée dans la province du Bam située en zone sahélienne Burkinabè pour évaluer la contribution des bassins de collecte des eaux de ruissellement (BCER) à l’atténuation des poches de sécheresse fréquentes et récurrentes dans cette zone. L’approche méthodologique a été basée sur la caractérisation statistique de la campagne agricole par implémentation sous le logiciel INSTAT+ du critère de Sivakumar modifié. L’efficacité des BCER a été analysée à partir de l’établissement du bilan hydrique. Quatre traitements hydriques ont été conduits sur une parcelle de maïs de 0,2 ha subdivisée en quatre blocs de Fisher comportant chacun : un traitement témoin pluvial et trois scénarii d’irrigation de complément. L’optimisation du scénario d’irrigation de complément et l’analyse de la contribution des BCER à la recharge de la nappe phréatique ont été modélisées à l’aide du logiciel HYDRUS-2D/3D. Les résultats montrent que les périodes les plus favorables au semis se situent dans la troisième décade de juin et la première moitié de juillet. Néanmoins, un risque climatique s’oppose à la culture du maïs du fait que la probabilité pour que deux décades soient sèches est de l’ordre de 10% durant la mi-saison. Cependant, la pratique de l’irrigation de complément a contribué en moyenne jusqu’à l’ordre de 21% à l’augmentation du rendement de maïs. La modélisation par HYDRUS-2D/3D montre que le scénario d’irrigation de complément optimal en maïsiculture consiste en l’application d’une lame d’eau de 50 mm le sixième jour après cinq jours secs (moins de 10 mm de pluie par jour). Cette étude a aussi montré une contribution des BCER à la réalimentation de la nappe sous-jacente de l’ordre de 0,5 mm.j-1.

Présentation (2iE)

Version intégrale

Page publiée le 13 décembre 2016, mise à jour le 3 juillet 2017