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Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE) 1997

Evaluation de la pollution des ressources en eau superficielle de la ville de Ouagadougou : établissement d’un profil des sources de pollution et proposition de solutions de mitigation

DIALLO Yagouba

Titre : Evaluation de la pollution des ressources en eau superficielle de la ville de Ouagadougou : établissement d’un profil des sources de pollution et proposition de solutions de mitigation

Auteur : DIALLO Yagouba

Etablissement de soutenance : Institut International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE)

Grade : Master d’ingénierie FI3 1997

Résumé

Le bassin versant urbain de la ville de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, draine ses eaux vers les Barrages n°1, n°2 et n°3 et la zone humide de la Forêt Bangr-Wéögo. Ces écosystèmes aquatiques sont d’une utilité fondamentale pour la ville : pompage de l’eau en vue de suppléer aux besoins en eau de la ville, pêche artisanale, maintien des forêts classées, etc. Pourtant tous les exutoires d’eaux usées terminent leurs cours dans ces plans d’eau. Ces exutoires (marigots aménagés ou non) acheminent des déchets domestiques et industriels contenant toutes sortes de polluants (matières organiques fermentescibles, éléments minéraux nutritifs, métaux lourds, les bactéries, etc.)
D’après les résultats de cette étude, dans les eaux de barrage la matière organique est à des proportions allant jusqu’à 10 fois plus que la norme. Quant au marigot de la forêt, les mesures effectuées sur un échantillon prélevé au pont de Kossodo montrent que la matière organique et les composés azotés atteignent 3 fois la limite admissible, tandis que les coliformes fécaux dénombrés avoisinent 106UFC/100ml. Les ressources en eau de la ville sont donc sujettes à la pollution.
Les ménages et les industries sont les plus grands producteurs de déchets polluants. Les ménages pour la plupart ne possèdent pas de système d’assainissement adéquat. Ils rejettent les déchets solides et surtout les eaux usées dans la rue ou dans la nature (45% d’entre eux affirment déverser les eaux usées dans la rue). Quand aux industries, la plupart d’entre elles rejettent dans des caniveaux, des eaux particulièrement chargées en polluants. Les composés azotés et phosphorés contenus dans ces effluents industriels sont de 20 à 65 fois plus élevé que la norme. Les microorganismes pathogènes, notamment les coliformes fécaux sont de l’ordre de 5.107UFC/100ml dans les rejets de l’Abattoir frigorifique. Cette pollution présente un réel risque sanitaire pour les populations qui utilisent ces eaux dans l’agriculture urbaine ainsi que pour les consommateurs des produits maraîchers. Vu la présence excessive de substances nutritives dans ces eaux, il y a risque potentiel d’eutrophisation des ressources en eau.
Pour limiter la pollution des eaux, il est alors impératif pour tous les acteurs impliqués, de jouer le rôle qui leur est dévolu dans le but du respect des recommandations du PSAO et du SDGD. A cela, il faut ajouter quelques aménagements ponctuels (système de lagunage à l’Université de Ouagadougou, station à lit bactérien à la MACO, seuil noyé sur le canal du Moro Naba) permettant d’éliminer la charge polluante des effluents avant leur contact avec les ressources en eau.

Présentation du mémoire (2iE)

Version intégrale

Page publiée le 13 novembre 2016