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Université Badji Moktar de Annaba (UBMA) 2016

Résilience des écosystèmes forestiers du Nord Est Algérien après incendie : Cas des subéraies

Chouada Soumaya

Titre : Résilience des écosystèmes forestiers du Nord Est Algérien après incendie : Cas des subéraies

Auteur : Chouada Soumaya

Université de soutenance : Université Badji Moktar de Annaba (UBMA)

Grade : Doctorat LMD Spécialité Ecologie Animale 2016

Résumé
Dans la présente étude, nous nous sommes intéressés à la capacité de résilience de la subéraie du nord- est de la Numidie (cas des subéraie d’El Kala). Ce travail est divisé en trois parties. Premièrement, on analyse la structure et l a composition de la subéraie en fonction de la fréquence des incendies et de leur périodicité . Nous avons réalisé pour cela, une étude synchronique en 2011 sur des sites qui ont été affectés à des dates et à des fréquences d’incendies différentes  : le premier site a été incendié en 1983, en 1993 et en 2008  ; le second site a été incendié en 1983, en 1993 et en 2000  ; le troisième site a été incendié uniquement en 2000 et le quatrième uniquement en 2008. Nous avons comparé ces sites incendiés à un site témoin qui n’a pas été affecté par le feu depuis plus de 30 années. Deuxièmement, on analyse la structure et la composition de la subéraie d’El Koursi (incendié en 2008) pour savoir sa régénération en fonction des facteurs mésologiques (pente et exposition) et l’échantillonnage a été effectué en 2010. Troisièmement, on détermine la teneur en eau de la végétation la plus abondante dans la zone étudiée qui favorise la propagation des feux. Les résultats marquent que la périodicité des incendies influe plus que leur fréquence. La croissance des arbres et la résilience du milieu est plus ralentie si la période entre deux incendies est courte (3 feux sur une période de 17 ans) . Ces subéraies préfèrent les pentes faibles et les versants orientés au Nord où elle trouve un sol plus épais et une accumulation de l’humidité qui favorisent son installation. Pour la strate buissonnante, le recouvrement et la hauteur sont augmentés au cours du temps. Ainsi, l’ Erica arborea et le Calicotome villosa occupent un espace plus vaste dans les sites incendiés 3 fois. Les calycotomes et les cistes présentent des variations de la teneur en eau les plus basses en fonction de la température et de l’humidité de l’air. Ces résultats montrent que l a dynamique de reconstitution de l’écosystème est sérieusement entravée et il est impératif d’instaurer des plans de réhabilitation et de protection des subéraies pour maintenir notre richesse naturelle.

Mots clés  : Incendie, résilience, régénération, forêt méditerranéenne, sol, ten eur en eau, Algérie

Version intégrale

Page publiée le 5 janvier 2017, mise à jour le 8 octobre 2018