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Université Badji Moktar de Annaba (UBMA) 2015

Epidémiologie, évolution et impact des changements climatiques sur une maladie zoonotique vectorielle : La leishmaniose en Algérie

Mliki Feriel

Titre : Epidémiologie, évolution et impact des changements climatiques sur une maladie zoonotique vectorielle : La leishmaniose en Algérie

Auteur : Mliki Feriel

Université de soutenance : Université Badji Moktar de Annaba (UBMA)

Grade : DOCTORAT EN SCIENCE Spécialité : Biologie animale 2015

Résumé
Les zoonoses connaissent, depuis une vingtaine d’années, un bouleversement épidémiologique avec apparition de nouveaux foyers d’infections de leishmaniose et sa progression vers le nord du pays, avec une urbanisation de la maladie. Ces modifications semblent avoir un lien avec les facteurs anthropiques notamment l’impact des activités humaines sur l’environnement, mais également aux changements climatiques enregistrés récemment à l’échelle continentale.
En premier lieu, notre étude s’intéresse aux différentes zoonoses existantes dans notre pays, et a pour objectif d’essayer de mettre en évidence la position et l’ampleur que prend chaque zoonose. Parmi ces zoonoses on retrouve : La Leishmaniose (avec 67%), La Brucellose (avec 31,74%), L’hydatidose (avec 1, 07%), La rage et la bilharziose (avec 0,05%).
Dans le second chapitre on évalue les données relatives à l’impact de la variabilité climatique interannuelle sur la zoonose la plus importante et la plus répondue en Algérie en termes de morbidité et qui est la leishmaniose, afin de mettre en lumière d’éventuelles tendances futures, d’autant plus que la probabilité d’un changement climatique s’accroît. Ce travail est basé sur une enquête rétrospective sur douze ans (2000-2011) portant sur l’évolution et l’extension de la leishmaniose en Algérie en prenant compte les changements climatiques.
Les données épidémiologiques ont été identifiées à partir des relevés mensuels et annuels des différentes wilayas du pays et puisées au niveau de l’Institut National de Santé Publique (INSP). Tandis que les données météorologiques ont été aimablement remises par l’Office National de la Météorologie (OMN). L’évolution spatio-temporelle de la maladie s’est faite presque sur tout le territoire algérien ; avec une plus grande extension au Sud qu’au Nord. L’impact des changements climatiques sur la leishmaniose en Algérie est ressenti au niveau de la wilaya de Tizi Ouzou et de Bejaia pour l’étage humide, et au niveau de la wilaya de Biskra, de Naama, de Bechar et de Tamanrasset pour ce qui est de l’étage aride. Les facteurs physiques qui sembleraient avoir une influence sur l’extension ou bien la régression de la maladie sont : - Le vent : ce facteur pourrait avoir un double rôle ; il peut diminuer et inhiber l’extension de la maladie lorsque son intensité augmente, comme il peut déplacer les vecteurs responsables de la transmission de la maladie (phlébotomes) vers d’autres régions encore non touchées par cette zoonose et propager la leishmaniose davantage. - La température : une augmentation significative de la température favoriserait l’extension géographique de nombreuses maladies infectieuses et notamment celles transmises par des animaux vecteurs (entres autres la leishmaniose). - L’humidité : dont la hausse de densité favoriserait la propagation de l’affection. - Les précipitations : leur abondance favoriserait l’extension.
Le climat a donc une part de responsabilité dans la réémergence et la propagation de la maladie. Cependant on ne peut rattacher ce phénomène de façon absolument concluante au réchauffement de la planète ; car beaucoup d’autres facteurs entrent en jeu.

Mots clés  : Zoonoses, Leishmaniose, Epidémiologie, Paramètres météorologiques, Impact des changements climatiques, Algérie

Version intégrale

Page publiée le 8 décembre 2016, mise à jour le 3 mai 2018