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Université Badji Moktar de Annaba (UBMA) 2013

Etude de la biodiversité des Blattes dans les régions semi-arides et arides et évaluation de l’impact d’insecticides chez Blattella germanica et Blatta orientalis (Dictyoptera, Blattellidae)

Tine Samir

Titre : Etude de la biodiversité des Blattes dans les régions semi-arides et arides et évaluation de l’impact d’insecticides chez Blattella germanica et Blatta orientalis (Dictyoptera, Blattellidae)

Auteur : Tine Samir

Université de soutenance : Université Badji Moktar de Annaba (UBMA)

Grade : DOCTORAT Spécialité : BIOLOGIE ANIMALE 2013

Résumé
Une étude du peuplement des Blattes dans la région de Tébessa a été réalisée de janvier 2006 à Décembre 2006. Les sites échantillonnés ont concerné des zones urbaines et rurales. L’échantillonnage a été effectué avec une fréquence bimensuelle. Les individus récoltés durant toute la période d’étude ont permis d’établir un inventaire du peuplement des Blattes qui indique la présence de B. germanica et B. orientalis.
Trois molécules appartenant à différentes catégories de pesticides ont été appliquées, l’acide borique (insecticide inorganique) par ingestion, l’azadirachtine (anti-ecdystéroide et anti JH) et le spinosad (biopesticide) par voie topique, le jour de l’exuviation des adultes de B. orientalis et leurs effets sont évalués sur : La toxicité : en déterminant les doses létales (DL50 et DL90) et les temps létaux (TL50 et TL90) des insecticides. Les molécules montrent des effets doses avec une relation doseréponse. Les biomarqueurs : les différentes molécules utilisées inhibent de manière significative et comparativement aux témoins, l’activité spécifique de l’AChE avec des effets plus marqués pour le spinosad. Une induction de l’activité de la GST est également observée dès le premier jour de traitement avec l’acide borique et le spinosad pour la DL50 et la DL90 et avec l’azadirachtine pour la dose la plus élevée (DL90). Enfin, une diminution de la GSH est enregistrée à 24, 48 et 72 heures pour l’acide borique, l’azadirachtine et le spinosad. Des effets plus marqués sont observés avec l’azadirachtine. La reproduction : en étudiant la morphométrie (nombre d’ovocytes par paire d’ovaires, taille de l’ovocyte basal) et la biochimie de l’ovaire (contenu en protéines, glucides et lipides) à différents âges de la vie adulte. L’acide borique (DL50 : 21,98 et DL90 : 79,79 %), l’azadirachtine (DL50 : 1937,51 et DL90 : 8732,18 ng/insecte) et le spinosad (DL50 : 1178,1 et DL90 : 4207,97 ng/insecte) perturbent l’ovogénèse et la vitellogénèse chez B. orientalis au cours du premier et deuxième cycle gonadotrophique et chez B. germanica au cours du deuxième cycle gonadotrophique ; en effet, ces pesticides non polluants réduisent de manière significative le nombre d’ovocytes par paire d’ovaires, la taille de l’ovocyte basal ainsi que le contenu en différents métabolites ovariens et ce, aux différents âges.

Version intégrale

Page publiée le 3 décembre 2016, mise à jour le 10 octobre 2018