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Université Toulouse III Paul Sabatier (2016)

Comparaison pour les agroécosystèmes des contributions biogéochimiques et biophysiques au forçage radiatif net pour l’identification de leviers d’atténuation au changement climatique

Ferlicoq Morgan

Titre : Comparaison pour les agroécosystèmes des contributions biogéochimiques et biophysiques au forçage radiatif net pour l’identification de leviers d’atténuation au changement climatique

Auteur : Ferlicoq Morgan

Université de soutenance : Université Toulouse III Paul Sabatier

Grade : Doctorat de l’Université (2016)

Présentation
Cette étude a pour objectifs de quantifier et comparer les contributions biogéochimiques et biophysiques au forçage radiatif net (RFnet) de deux parcelles agricoles du Sud-Ouest de la France. Pour ce faire, des mesures de rayonnement, d’albédo mais aussi de flux d’énergie, d’eau et de CO2 ont été réalisées par la méthode des fluctuations turbulentes (EC) sur les deux parcelles expérimentales d’Auradé et de Lamasquère entre 2005 et 2012. Ces mesures et l’analyses des itinéraires techniques des parcelles ont permis de calculer leurs bilans de carbone (C) et de gaz à effet de serre (GES) en combinant les flux nets de CO2 mesurés par EC avec les émissions associées aux opérations de gestion via une approche de type analyse de cycle de vie (ACV). Les effets de la variabilité climatique et des pratiques de gestion sur les différentes composantes des bilans de C et de GES ont ensuite été analysés de manière à identifier les leviers les plus efficaces pour réduire les émissions de GES et permettre de re-stocker du C dans les sols sous forme de matière organique (SOC pour Soil Organic Carbon). Les résultats ont permis de conclure que les composantes du bilan de C pilotaient largement les bilans de GES des cultures, en particulier l’export de C à la récolte, et qu’une des pistes les plus prometteuses d’atténuation consistait à réduire les périodes de sol nu, synonymes de pertes de C pour le système, en introduisant des couverts intermédiaires dans les rotations culturales. Les résultats ont aussi montrés que globalement les cultures d’hiver étaient moins émettrices moins que les cultures d’été mais qu’elles pouvaient aussi se comporter comme des sources de C et de GES lors d’années climatiques particulièrement chaudes et sèches.

Version intégrale (CESBIO)

Page publiée le 18 novembre 2016, mise à jour le 7 mars 2019