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Université Catholique de Louvain (UCL) (2007)

Recherche de stratégies d’amélioration de l’efficience d’utilisation du phosphore chez la fève (Vicia faba L.) dans les conditions d’agriculture pluviale au Maroc

Daoui, Khalid

Titre : Recherche de stratégies d’amélioration de l’efficience d’utilisation du phosphore chez la fève (Vicia faba L.) dans les conditions d’agriculture pluviale au Maroc

Research of strategies for improving phosphorus use efficiency in Vicia faba L. conducted in pluvial conditions in Morocco

Auteur : Daoui, Khalid

Université de soutenance : Université Catholique de Louvain.

Grade : Doctorat en sciences agronomiques et ingénierie biologique 2007

Résumé
L’orientation du choix des agriculteurs vers des variétés efficientes dans l’utilisation du P est une issue économique pour améliorer leur productivité. Dans cette optique, la variation génétique de l’efficience d’utilisation du phosphore (EUP) chez la fève a été étudiée au champ (sous conditions pluviales) et en pots sous conditions semi-contrôlées. Dans les essais au champ sur deux années et dans deux situations de disponibilité du P dans le sol (faible/optimale) la variation génétique de l’EUP a été significative. La première année, avec une teneur en P du sol de 11,35 mg P(Olsen)/kg sol (niveau optimal), la variété Defès à petites graines, produisant peu de paille, s’est révélée la plus efficiente dans l’utilisation de P. Alors que la seconde année, avec une teneur en P du sol de 5 mg P(Olsen) /kg sol) (niveau faible) la variété Karabiga à grosses graines a été la plus efficiente dans l’utilisation du P. L’EUP a été positivement corrélée à l’indice de récolte (IR) et à l’indice de récolte relatif au P (IRP). La réserve totale du P dans le grain a été positivement corrélée au poids moyen du grain à l’inverse de sa concentration en P. Dans les essais en pots on a trouvé que la grosseur du grain par son influence positive sur la biomasse (MSR) et le volume (VR) racinaires détermine la variation génétique de l’EUP. Les génotypes à grosses graines se sont révélés les plus efficients que ce soit dans l’utilisation du P du sol ou de celui apporté. L’EUP calculée sur la base de la biomasse à la floraison a été positivement corrélée au VR et à la MSR mais elle a été négativement corrélée au rapport matière sèche racinaire à la matière sèche aérienne (MSRMSA). Les génotypes à petites graines montrent une meilleure réponse à l’apport de P. L’apport du phosphore a amélioré la surface foliaire (SF), la production en biomasse à la floraison et à la maturité, la rétention des organes reproducteurs et le rendement grain. La SF et le rapport MSRMSA différencient entre génotypes tolérants/sensibles à la déficience phosphatée. Les génotypes sensibles ont une SF moins importante et un MSRMSA élevé comparativement aux génotypes tolérants. Sur cette base, l’évaluation d’un plus grand nombre de génotypes pour l’EUP est réalisable économiquement en pots mais devrait être complétée par des essais au champ sur un nombre restreint de génotypes. Selon la conduite culturale (pluviale ou irriguée) et l’utilisation du produit final, les agriculteurs peuvent se baser sur le choix du calibre de la semence de fève pour une meilleure EUP. Pour les améliorateurs, l’EUP chez la fève pourrait être augmentée par l’amélioration des indices IR et IRP.

Mots clés : Vicia faba, Morocco, Phosphore, Phosphorus, Maroc

Présentation

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Page publiée le 10 mars 2008, mise à jour le 24 novembre 2018