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sur le développement des zones arides et semi-arides

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Université de Sherbrooke (2001)

Évaluation d’un écosystème pastoral sahélien : apport de la géomatique : Oursi, Burkina Faso

Kaboré S., Séraphine

Titre : Évaluation d’un écosystème pastoral sahélien : apport de la géomatique : Oursi, Burkina Faso

Auteur : Kaboré S., Séraphine

Université de Soutenance : Université de Sherbrooke

Grade : Doctorat of Philosophy (Ph.D.) 2001

Résumé
L’objectif principal de cette recherche est la mise au point d’une architecture d’intégration de données socio-bio-géographiques et de données satellitales dans un Système d’Information Géographique (SIG) en vue d’une aide à la prise de décisions dans un environnement semi-aride au nord du Burkina Faso. Elle répond à la question fondamentale de l’interprétation des effets des facteurs climatiques et socioéconomiques sur le milieu pastoral. La recherche s’est appuyée sur plusieurs hypothèses de travail : possibilité d’utilisation de modèle de simulation, d’approche multicritère et de données de télédétection dans un cadre de système d’information géographique. L’évolution spatiotemporelle des paramètres de productivité du milieu a été évaluée par approche dynamique selon le modèle de Wu et al. (1996) qui modélise les interactions entre le climat, le milieu physique, le végétal et l’animal pour mieux quantifier la biomasse primaire. À ce modèle, quatre paramètres ont été intégrés par approche floue et multicritère afin de prendre en compte la dimension socioéconomique de la productivité pastorale (apport majeur de la recherche) : la santé, l’éducation, l’agriculture et l’eau. La télédétection (imagerie SPOT) a permis de définir la production primaire à partir de laquelle les simulations ont été réalisées sur 10 années. Les résultats obtenus montrent une bonne corrélation entre biomasse primaire in situ et celle calculée pour les deux modèles, avec toutefois une meilleure efficacité du modèle modifié (4 fois plus) dans les zones de forte productivité où l’on note un taux de surexploitation agricole élevé. À cause de la variabilité spatiale de la production primaire in situ, les erreurs des résultats de simulation (8 à 11%) sont acceptables et montrent la pertinence de l’approche grâce à l’utilisation des SIG pour la spatialisation et l’intégration des différents paramètres des modèles. Les types de production secondaire préconisés (production de lait pendant 7 mois ou de viande pendant 6 mois) sont basés sur les besoins de l’UBT et le disponible fourrager qui est de qualité médiocre en saison sèche. Dans les deux cas de figure, un déficit fourrager est observé. Deux types de transhumance sont proposés afin d’assurer une production durable selon deux scénarios : exploitation rationnelle des unités pastorales selon un plan de rotation annuelle et mise en défens à moyen terme des zones dégradées pour une régénération. Les zones potentielles pour la transhumance ont été déterminées selon les limites acceptables des critères d’exploitation durable des milieux sahéliens définis par Kessler (1994) soit 0,2 UBT.ha[exposant]-1.

Présentation

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Page publiée le 12 février 2004, mise à jour le 23 août 2017