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Université de Sherbrooke (1993)

Analyse d’une organisation paysanne de type coopératif : la fédération des unions des groupements NAAM au Burkina Faso

Rousseau, Claudette

Titre : Analyse d’une organisation paysanne de type coopératif : la fédération des unions des groupements NAAM au Burkina Faso

Auteur : Rousseau, Claudette

Université de soutenance : Université de Sherbrooke

Grade : Maîtrise 1993

Résumé
L’approche coopérative en milieu rural africain est remise en question. Malgré de nombreux échecs, cette approche suscite encore beaucoup d’intérêt et d’espoir. Son application est liée à la conception que se font ses acteurs du développement. Dans le présent travail, l’auteure a pris position en faveur d’un développement dont le centre des actions est la Personne et la Communauté en tant qu’agents libres et capables de choix concernant leur mieux-être et leur devenir socio-économique, culturel et politique Un développement qui suppose un long processus de responsabilisation et de participation active de la population concernée. Cette orientation valorise le respect de l’identité culturelle et un ancrage dans les associations villageoises existantes. Une telle option se heurte à des oppositions et soulève des questions ! Pour plusieurs, développement et modernisme sont synonymes ! Traditions et développement sont inconciliables ! Est-il possible de concilier culture, démocratie et développement ? La Fédération des Unions des Groupements Naam, au Burkina Faso semble avoir réussi cette synthèse. Enracinée dans une organisation traditionnelle, elle serait en mesure d’offrir à des milliers de paysans une structure efficace de développement. Son président-fondateur la décrit comme une organisation coopérative démocratique. Qu’en est-il réellement ? Une telle approche est-elle pertinente ? Si oui, dans quelles conditions peut-elle être réalisée ? Est-il possible d’implanter l’approche coopérative dans le milieu rural africain ? La présente recherche descriptive, portant sur l’analyse des données recueillies sur place, se propose d’apporter un éclairage sur ces questions. Après avoir fait le point sur la problématique et présenté les orientations de quelques auteurs sur le développement rural africain de type coopératif, l’auteure décrit les principes fondamentaux qui sous-tendent les Groupements Naam. Vient ensuite la description des observations recueillies de première main sur le terrain. Après une analyse de ces données, à la lumière des principes directeurs énoncés précédemment, l’auteure conclut en répondant aux questions soulevées au départ. Elle propose quelques pistes de recherche visant à mieux cerner la gestion coopérative de cette organisation et de ses entreprises et à mieux saisir sa stratégie psychoéducative de mobilisation et de responsabilisation des paysans. Le but ultime de cette recherche est de faire connaître une conception et une réalisation africaines du développement et de l’approche coopérative. Après les constats d’échec tant du développement que de l’approche coopérative en Afrique, suite à de nombreuses années de tentatives diverses de transférer et d’adapter des conceptions et des modèles occidentaux, n’est-il pas urgent d’aller voir, d’observer et d’essayer de comprendre comment eux, africains, hommes, femmes, paysans et leaders, conçoivent et réalisent leur propre développement ? Quelle place accordent-ils aux coopératives dans leur processus vers l’autonomie économique ? Quelles sont les conditions d’émergence et de réussite de ces entreprises, s’il y a lieu ? Peut-on parler de coopératives typiquement africaines, comme le souhaite Gentil, ou d’une réplique du modèle occidental ? C’est un pas vers cette compréhension que l’auteure a voulu réaliser en se rendant à Ouahigouya, siège social de la Fédération des Unions des Groupements Naam, au nord du Burkina Faso. La présente recherche est le fruit de cette expérience que l’auteure est heureuse de partager.

Présentation

Version intégrale (65,4 Mb)

Page publiée le 13 décembre 2016, mise à jour le 6 février 2018