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Université de Monastir (2012)

Etude comparative du développement des larves de poissons élevées en conditions intensives et semi-extensives : Ontogénèse et performances zootechniques

Zouiten El Abed, D.

Titre : Etude comparative du développement des larves de poissons élevées en conditions intensives et semi-extensives : Ontogénèse et performances zootechniques

Auteur : Zouiten El Abed, D.

Etablissement de soutenance : Université de Monastir

Grade : Doctorat 2012

Résumé
Le développement de l’aquaculture repose avant tout sur l’approvisionnement en specimens à élever mais pour la majorité des espèces, le recrutement naturel est insuffisant pour constituer une base d’élevages à grandes échelles. La production aquacole tunisienne est essentiellement piscicole et l’élevage extensif dans les barrages y contribue de façon importante. L’élevage des larves de poissons constitue une étape incontournable pour la production d’alevins destinés à la pisciculture et aux efforts de repeuplement des lacs de barrages et lagunes côtières tunisiennes. Dans cette thèse, des élevages larvaires expérimentaux en mésocosme ainsi que des études comparatives entre les larves élevées avec les techniques intensives et semi-extensives ont été réalisés. La technique d’élevage semi-extensive en mésocosme est considérée comme l’une des techniques d’avenir pour la production d’alevins dans de petites exploitations ou dans le cadre de programme de développement. Elle est réputée pour offrir des conditions d’élevage favorables qui permettent une croissance particulièrement rapide des larves, notamment en condition semi-extensive avec l’utilisation d’aliments larvaires comme compléments trophiques. Néanmoins, peu de travaux ont été réalisés pour évaluer les différences de croissance et de développement entre des larves élevées de façon intensive et semi-extensive. Le principal objectif du présent travail est de réaliser une étude comparative entre les larves élevées avec les techniques intensives et semi-extensives, en utilisant le loup (Dicentrarchus labrax) comme espèce modèle. Une seconde espèce sur laquelle sont concentrés des efforts de recherche pour la diversification de l’aquaculture nationale, à savoir le mulet (Chelon labrosus), a aussi fait l’objet d’expériences. Ceci afin de contribuer à approfondir les connaissances biologiques concernant les stades larvaires de cette espèce et permettre d’établir un protocole simple pour la production d’alevins. Pour ces études, la morphogenèse et la croissance (croissances linéaire et pondérales) ainsi que l’ontogenèse de deux systèmes fonctionnels (le système digestif ainsi que le système immunitaire) ont été pris en considération afin d’évaluer les performances des deux techniques d’élevages étudiées. L’étude comparative des différents paramètres physiologiques des larves en élevage intensif et semiextensif, nous a permis de mettre clairement en évidence de meilleures performances de croissance et une maturation digestive plus précoce en conditions semi-extensive. Ceci est confirmé par l’étude des paramètres physiologiques des deux espèces de poissons, le Loup Dicentrarchus labrax et le Mulet Chelon labrosus. Cela indique clairement la présence de conditions plus favorables pour le développement des larves en élevage semi extensif. De même, l’étude de l’ostéogenèse aboutit à des conclusions similaires en faveur des conditions semi extensives, avec une moindre présence de malformations osseuses. Cependant pour l’étude du système immunitaire aucune différence significative n’est détectée entre les larves élevées en mésocosme et celles élevées en intensif. La technique d’élevage en mésocosme, permettrait une économie substantielle en termes de consommation de proies vivantes sans alterer les performances de croissance et de développement. De plus, le contexte géoclimatique tunisien convient pour l’élevage des larves de loup et du mulet en mésocosme. Ces observations se limitent aux aspects biologiques. Les choix stratégiques restent tributaires des contraintes technico-économiques spécifiques des projets (objectifs de production, capacités d’investissement, conditions géographiques, …).

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Page publiée le 2 février 2017