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Ecole Nationale Supérieure Agronomique (ENSA) El Harrach (2010)

Effet des pullulations de la mérione de Shaw Meriones shawii Duvernoy dans la région de Tiaret sur les cultures et la santé animale

ADAMOU-DJERBAOUI, Malika

Titre : Effet des pullulations de la mérione de Shaw Meriones shawii Duvernoy dans la région de Tiaret sur les cultures et la santé animale

Auteur : ADAMOU-DJERBAOUI, Malika

Etablissement de soutenance : Ecole Nationale Supérieure Agronomique (ENSA) El Harrach

Grade : Doctorat en Sciences Agronomiques 2010

Résumé
Dans la région de Tiaret, à cause des ravages dus à la mérione de Shaw (Meriones shawii) les pertes sont estimées à l’hectare à 1,8 quintaux d’orge et à 1,4 quintaux de blé. Les stations de Tiaret (46,6 %), de Madroussa (35,1 %) et de Mellakou (34,2 %) sont fortement infestées avec des taux élevés . Mais Serguine Chellala et Rechaiga sont faiblement inféodées. Il existe sur le plan édaphique une relation entre la texture du sol et les pullulations de la mérione de Shaw. L’argile et le niveau d’infestation sont corrélés négativement. Par contre le sable a une corrélation hautement significative positive avec la pullulation. L’humidité et le niveau d’infestation d’une part et le calcaire actif et l’infestation d’autre part sont corrélés négativement. En revanche les taux d’argile de CaCO3 actif et d’humidité sont significativement plus bas dans les parcelles très infestées par rapport à celles peu inféodées. La répartition des terriers présente une corrélation hautement significative positive avec le système d’irrigation. Le débit élevé de l’irrigation par gravitation influe sur la répartition des terriers de la Mérione qui se situent plutôt à la périphérie de la parcelle. En revanche dans le cas du système du goutte à goutte ou en absence d’irrigation, les terriers sont concentrés au milieu des parcelles. Il existe une corrélation significative entre les variables craniométriques et morphometriques. La corrélation est maximale entre LON et LCB ; Le poids et l’ensemble des longueurs de la tête et du corps et l’absence de corrélation entre la variable D et le reste des caractères. L’analyse des crottes montre qu’en été les grains de céréales sont les plus ingurgités par la mérione. Le végétal le plus ingéré en automne, c’est Anacyclus clavatus avec ses différents organes. Les espèces les plus consommées en hiver sont Melilotus avec ses feuilles et tige et Hordeum murinum. Au printemps, ce sont les Poaceae qui sont les plus ingérées. Un mérione de Shaw consomme en végétaux entre 5 et 9 % de son poids initial par jour. En captivité, la préférence alimentaire est en faveur de l’orge avant les blés dur et tendre et la laitue en poids sec. Il est à noter une absence de pathogènes dans les tiques alors que deux grands groupes de pathogènes (Bartonella et Rickettsia) sont détectés dans les puces Xenopsylla cheopis (Bartonella elizabethae, Bartonella clarridgeiae, Rickettsia typhi).

Mots clés : Mérione de Shaw, dégâts, préférence édaphique, biométrie, régime trophique, parasites.

Présentation (ENSA)

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Page publiée le 25 janvier 2017, mise à jour le 28 janvier 2017