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Ecole Nationale Supérieure Agronomique (ENSA) El Harrach (2009)

Recherche de l’effet antagoniste de Trichoderma spp. à l’égard de Fusarium oxysporum f.sp. ciceris (Padwick) Matuo et K. Sato (Foc), agent du flétrissement du pois chiche

Boureghda, Houda

Titre : Recherche de l’effet antagoniste de Trichoderma spp. à l’égard de Fusarium oxysporum f.sp. ciceris (Padwick) Matuo et K. Sato (Foc), agent du flétrissement du pois chiche

Auteur : Boureghda, Houda

Etablissement de soutenance : Ecole Nationale Supérieure Agronomique (ENSA) El Harrach

Grade : Doctorat en Sciences Agronomiques 2009

Résumé
Le flétrissement fusarien causé par Fusarium oxysporum f.sp.ciceris (Padwick) Matuo & K. Sato (Foc) est considéré comme étant la maladie transmise par le sol, la plus importante sur pois chiche à travers le monde. Le moyen de lutte le plus efficace et économique contre cette maladie est l’utilisation de cultivars résistants. Cependant, cette méthode est limitée par la grande variabilité pathologique du Foc. L’objectif de cette étude est la recherche d’agents antagonistes du Foc. Nous avons ciblé des isolats appartenant au genre Trichoderma. Le genre Trichoderma avait été introduit à l’origine par Persoon en 1794, mais la taxonomie et l’identification de ses espèces est restée incertaine jusqu’à ces dernières années. Les caractéristiques morphologiques sont douées d’une grande plasticité et la taxonomie basée uniquement sur les critères morphologiques chez le genre Trichoderma n’est pas suffisante. Le recours au séquençage de gènes restés hautement conservés chez les champignons, peut lever certaines confusions et clarifier la taxonomie chez les isolats de Trichoderma spp. Ainsi pour certains isolats étudiés, si le séquençage de la région ITS (ITS1, 5.8 et ITS2) laisse encore une certaine ambiguïté, en revanche, le séquençage du gène EF-1α a clarifié l’appartenance de chaque isolat à une espèce donnée. L’amplification de l’ADN par RAPD a mis en évidence d’une part la présence d’une diversité génétique au sein des espèces de Trichoderma spp. utilisées et d’autre part la présence de bandes spécifiques des espèces de T. longibrachiatum et T. atroviride, montrant ainsi que cet outil est utile dans l’identification des Trichoderma spp. L’étude et la comparaison de l’efficacité des isolats appartenants aux espèces antagonistes T. atroviride, T. harzianum et T. longibrachiatum in vitro et in vivo contre le Foc, a montré que in vitro une réduction significative de la croissance et de la sporulation du Foc est obtenue sous l’effet des isolats de Trichoderma spp. par rapport au témoin. Le traitement de la semence par les isolats de Trichoderma spp. avant le semis dans un sol préalablement infesté par le Foc a abouti à une réduction significative de l’indice de maladie par rapport au témoin non traité. L’indice de maladie le plus faible est obtenu avec l’isolat T. atroviride (Ta.3), avec un pourcentage de réduction de 83.92 % de l’indice de maladie par rapport au témoin contre le pathotype de flétrissement. Les isolats les plus efficaces dans la protection des plants de pois chiche contre la maladie sont les trois isolats de l’espèce T. atroviride (Ta.3, Ta.7, et Ta.13) ainsi que l’isolat T. harzianum (Th.16). Parallèlement à la réduction de l’incidence de la maladie, une stimulation de la croissance végétale du pois chiche est observée concernant la hauteur de la tige, le poids frais et le poids sec de la partie aérienne sous l’effet des isolats de Trichoderma spp. utilisés. Les résultats relatifs à l’analyse et l’évaluation de la production de deux enzymes chitinolytique, la glucosaminidase et la chitobiosidase et d’une enzyme glucanolytique, la glucanase chez l’ensemble des 18 isolats de Trichoderma spp. dont l’activité antagoniste a été mise en évidence contre le Foc ont montré que les enzymes chitinolytiques étudiées (glucosaminidase et chitobiosidase) n’ont pas le même mécanisme d’induction, et peuvent êtres induites et inhibées différemment, où le même produit peut induire l’une et inhiber l’autre. Ainsi, la chitobiosidase est inhibée par le saccharose et le glycérol alors que la glucosaminidase est induite. L’existence d’une différence dans le mécanisme d’induction de la même enzyme (glucanase) entre les trois espèces étudiées est également montrée. Le glycérol induit la glucanase chez T. harzianum et l’inhibe chez T. longibrachiatum et T. atroviride. Une variabilité dans la production des enzymes étudiées avait été démontrée au sein des isolats appartenant à la même espèce. La comparaison de l’activité enzymatique des isolats de Trichoderma spp. sur milieu SM + chitine avec l’activité antagoniste in vivo, a montré que une bonne activité enzymatique in vitro n’est pas obligatoirement associée à une bonne activité antagoniste.

Mots clés : Pois chiche ; Trichoderma ; Fusarium oxysporum ; Fétrissement ; Maladie des plantes

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Page publiée le 25 janvier 2017, mise à jour le 28 janvier 2017