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Ecole Nationale Supérieure Agronomique (ENSA) El Harrach (2007)

Gestion rationnelle de l’eau d’irrigation au niveau d’un périmètre irrigué, Enjeux et perspectives Cas du périmètre de Guelma-Bouchegouf

KEBIECHE, Abdelhak

Titre : Gestion rationnelle de l’eau d’irrigation au niveau d’un périmètre irrigué, Enjeux et perspectives Cas du périmètre de Guelma-Bouchegouf

Auteur : KEBIECHE, Abdelhak

Etablissement de soutenance : Ecole Nationale Supérieure Agronomique (ENSA) El Harrach

Grade : Magister en Sciences Agronomiques 2007

Résumé
En Algérie la pénurie d’eau est prévisible, en particulier pour l’irrigation, car une sécheresse prolongée, une pluviométrie faible et irrégulière sont inquiétantes et favorisent cette pénurie. Notre pays connaît une forte mutation socio-économique vers une exigence d’un mode de vie meilleur et confortant. A partir des ressources en eau renouvelables disponibles en Algérie l’agriculture irriguée consomme plus de 70%, mais l’efficience de l’irrigation reste faible (environ 32%) au niveau des grands périmètres. Un gaspillage d’eau estimé à plus de 43% en année normale, le coût de service de l’eau dépasse de loin les capacités financières des organismes de gestion. Le but de notre étude est de mettre en évidence la nécessité d’une gestion rationnelle de l’eau d’irrigation qui doit passer par : La lutte contre le gaspillage et les déperditions de l’eau sous toutes ses formes, l’implication et la sensibilisation des irrigants des forts investissements consentis par l’Etat, et la maîtrise de la gestion et l’exploitation des périmètres irrigués par l’amélioration de la performance d’irrigation. L’importance de l’irrigation pour la production agricole est soulignée par le fait que malgré le faible taux de superficies irriguées, la valeur des productions agricoles en irrigué représente jusqu’à 50% de la valeur de la production totale à l’échelle nationale. Les organismes de gestion des périmètres irrigués prennent en charge les attributions hydroagricoles. Ils doivent êtres financièrement, techniquement et matériellement capables d’assurer un service de qualité et une gestion durable de l’eau et du sol. Leur santé financière dépend des recettes générées par la vente de l’eau d’irrigation, dont les tarifs actuels sont dérisoires par rapport aux charges de gestion, d’exploitation et d’entretien. La facture de l’eau payée représente 1 à 4% des charges culturales (selon les cultures), alors que l’eau est le facteur essentiel pour l’amélioration des rendements. De ce fait, une tarification adaptée est recommandée, de plus, des systèmes d’irrigation performants sont à vulgariser à grande échelle. Il reste à fournir aux gestionnaires de ces périmètres irrigués les moyens pour mieux appréhender les données du problème tout en dégageant les alternatives possibles au système tarifaire actuel qui tient compte des deux visions difficilement conciliables : l’une purement technique pour garantir une durabilité des périmètres, la seconde, d’ajuster le prix de l’eau par rapport aux capacités de paiement des irrigants.

Mots clés : Gestion rationnelle de l’eau ; irrigation ; périmètre irrigué ; productivité de l’eau ; tarification de l’eau ; Gelma-Bouchegouf.

Présentation (ENSA)

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Page publiée le 27 mars 2017