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Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako (2015)

Contribution à l’amélioration de la protection phytosanitaire de la culture cotonnière au Mali : effets de l’écimage manuel sur les populations des chenilles de la capsule.

Tereta Idrissa

Titre : Contribution à l’amélioration de la protection phytosanitaire de la culture cotonnière au Mali : effets de l’écimage manuel sur les populations des chenilles de la capsule.

Auteur : Tereta Idrissa

Université de soutenance : Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako

Grade : Doctorat en Sciences Biologiques Appliquées. Entomologie agricole

Résumé
La réduction de l’utilisation d’insecticides en agriculture est aujourd’hui une préoccupation majeure pour garantir la durabilité des productions, préserver l’environnement et protéger la santé humaine. Les travaux conduits dans le cadre de cette thèse répondent à ce défi en explorant les avantages phytosanitaires d’un écimage de cotonniers. De 2008 à 2011, ces travaux ont reposé sur des expérimentations en conditions pluviales à Farako (région de Sikasso au Mali) et sur une étude dans les laboratoires du CIRAD (Centre International en Recherche Agronomique pour le Développement) et du CEFE (Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive) à Montpellier en France. Nos travaux ont confirmé les réductions de populations de chenilles de la capsule (Helicoverpa armigera Hübner, Diparopsis watersi Rothschild, et Earias spp) à la suite d’un écimage (10 jours après l’apparition de la première fleur ou à l’apparition de la 15ièmebranche fructifère). Les effets réducteurs ont été indépendants de la date de l’écimage. Ils ne résultent pas de mécanismes d’antibiose et non plus uniquement de l’absence physique de cime. Ils proviennent de la réduction des pontes de ces ravageurs, avec des effets, qui apparaissent rapidement, se prolongent très longtemps et se transmettent à des cotonniers voisins non écimés (jusqu’à 3-4 mètres de distance). Les cotonniers voisins, conservent ces effets même après l’arrachage des cotonniers écimés. Aucun effet de l’écimage n’a été observé sur la production de fleurs, sur la faune prédatrice, sur les densités de poils et de glandes à gossypol des feuilles. La réduction des pontes de ces ravageurs résulte d’une répulsion des adultes par des cotonniers écimés car tous les sites, pourtant propices à recevoir des pontes, en hébergent peu ou pas. A l’image de phénomènes de résistance induite chez les plantes à la suite de blessures mécaniques ou biologiques par les ravageurs, ce pouvoir de répulsion des cotonniers écimés pourrait provenir d’émissions particulières de composés volatils qui agiraient aussi comme alarmes pour les cotonniers voisins non écimés. Les études conduites à Montpellier ne permettent toutefois pas d’affirmer avec certitude cette hypothèse. Mais, il faut souligner que l’écimage ne simule pas seulement un dégât de ravageur (Earias spp) il modifie aussi le fonctionnement métabolique du cotonnier. Ainsi la recommandation de pratiquer l’écimage des cotonniers pour lutter contre les chenilles de la capsule se trouve renforcée par les nouvelles propriétés de cette pratique observées dans le cadre de cette thèse

Présentation (Agritrop/CIRAD)

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Page publiée le 19 mars 2018